Le programme de tarification ÉCHO offre des tarifs réduits pour les travailleurs sous le seuil du faible revenu afin de développer l’autonomie des clientèles plus vulnérables et favoriser l’intégration des nouveaux arrivants.

Programme de tarification sociale: la STO montre un bilan prometteur

Un an après son lancement, le programme de tarification sociale ÉCHO de la Société du transport de l’Outaouais (STO) a atteint un peu plus de la moitié de son objectif.

En présentant son premier bilan vendredi, la STO a annoncé que 1856 des 3000 usagers anticipés ont été admis au programme.

Le programme de tarification ÉCHO offre des tarifs réduits pour les travailleurs sous le seuil du faible revenu afin de développer l’autonomie des clientèles plus vulnérables et favoriser l’intégration des nouveaux arrivants.

« C’est une première, on était conscients qu’on partait d’une hypothèse. Selon les données qu’on avait, on estimait un bassin potentiel à 3000. Les résultats sont ce qu’ils sont », a déclaré la présidente de la STO, Myriam Nadeau. « On sait qu’on a des défis plus importants au niveau des travailleurs à faibles revenus, car souvent ils ne côtoient pas d’organismes communautaires ou ne sont pas éligibles à des programmes gouvernementaux, donc les liens sont plus difficilement faisables, mais je crois que la STO est proactive dans ce domaine-là, on a beaucoup encouragé le bouche-à-oreille au sein de ces réseaux communautaires là. Tous les suivis qu’on nous demandait de faire auprès des groupes potentiels ont été faits et je crois qu’on a rejoint des usagers aussi largement qu’on pouvait le faire. »

Myriam Nadeau

Les travailleurs à faibles revenus représentent seulement 9 % des usagers du programme ÉCHO. Les bénéficiaires de l’aide sociale occupent 63 % de la clientèle du programme tandis que les nouveaux arrivants comptent pour 28 % de ces usagers.

La STO annonce d’ailleurs que son programme évolutif de tarification sociale sera de retour dans sa forme actuelle pour une deuxième année consécutive.

Aide gouvernementale

Par ailleurs, la STO ainsi que plusieurs organismes du milieu demandent un soutien financier et logistique de la part gouvernement provincial afin d’assurer la survie du programme de tarification sociale.

« Ce qu’on cherche à faire, c’est faciliter l’admissibilité. Si on avait une façon de déterminer l’éligibilité dans le cadre du revenu d’impôt, déjà en recevant son avis de cotisation on aurait un relevé qui faciliterait la démonstration de l’éligibilité au programme. »

« Le seuil de faible revenu est assez bas. Ça touche des gens qui sont dans une situation de pauvreté, donc on souhaiterait augmenter le seuil pour rejoindre davantage de personnes qui sont aussi dans le besoin », ajoute la responsable de la tarification sociale à la STO, Kathleen Barrette.

Mme Nadeau est optimiste que la STO puisse recevoir l’aide gouvernementale qu’elle recherche. « On est dans une mesure d’aide sociale, on est dans l’accès à l’emploi, on travaille à contrer l’isolement, on est dans l’accueil des populations immigrantes. On veut faire de ces gens-là des acteurs économiques à part entière. Je crois qu’il y a beaucoup de gains à faire au niveau gouvernemental pour un programme comme celui-là. »

Mme Nadeau souligne que la société de transport n’a toujours pas eux de discussions concrètes avec Québec. « Aujourd’hui on annonce le résultat du bilan, on voulait être outillés de ce bilan-là pour interpeller les élus provinciaux. Fort des constats qu’on a faits et des pistes de solutions qu’on envisage, on reste ouverts et on veut regarder l’ensemble des solutions possibles avec eux. »