Le président du CCU, Jocelyn Blondin

Processus référendaire en urbanisme: sans position du CCU, Blondin rentre dans le rang

Le comité consultatif d’urbanisme (CCU) de Gatineau n’a finalement pris aucune position, mardi, sur la recommandation déposée la semaine dernière par le comité exécutif qui prévoit de maintenir les procédures référendaires en matière d’urbanisme. 

Le président du CCU, Jocelyn Blondin, n’avait pas caché sa frustration, en comité plénier, le 4 février dernier, face à cette recommandation du comité exécutif. Il avait affirmé ne pas être prêt à voter dans ce dossier et avait exigé que le dossier soit présenté rapidement au CCU afin que le comité puisse à son tour faire une recommandation au conseil municipal. 

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Les améliorations passeront par l’Office de consultation publique

«Finalement, le CCU arrive à la même conclusion que le comité exécutif, a indiqué M. Blondin. Il n’y a pas eu de vote. Les membres n’ont pas jugé qu’ils devaient se prononcer officiellement sur cette question. Je me range donc derrière la recommandation du comité exécutif.» La recommandation devrait être adoptée sans difficulté lors de la séance du conseil de mardi prochain.

Depuis l’adoption de la Loi sur l’autonomie des villes, en 2017, Gatineau a le droit de se soustraire à la procédure référendaire qui permet aux citoyens, s’ils sont en assez grand nombre, de bloquer un projet de construction ou, par exemple, un changement de zonage. 

L’idée est apparue attirante pour bien des villes, mais très peu sont passées à l’action. Le conseil municipal de Gatineau a lui aussi voulu savoir quel était le prix procédural à payer pour retirer aux citoyens le droit de pouvoir recourir à un référendum lorsqu’ils sont en désaccord avec un projet. 

Visiblement, les exigences du gouvernement sont trop élevées. Le comité exécutif recommande de maintenir le processus référendaire tel qu’il est présentement.