Lors de l'étude de la demande, lundi dernier, le comité sur les demandes de démolition a commandé une nouvelle étude aux services municipaux. Il veut s'assurer que le bâtiment n'a pas une valeur patrimoniale forte avant d'approuver sa démolition.

Presbytère du 221, rue Saint-Rédempteur: les demandes de démolition étudiées

Le comité sur les demandes de démolition s'est penché la semaine dernière sur une requête afin de démolir le vieux presbytère situé au 221, rue Saint-Rédempteur, à côté de la Résidence de l'Île.
L'avis public a été publié le 22 octobre dernier. Selon la conseillère de Hull-Wright, Denise Laferrière, la démolition permettrait la construction d'un nouveau bâtiment. Ce bâtiment aurait une mission semblable à la Résidence de l'Île, un foyer pour personnes retraitées autonomes et semi-autonomes. Une clientèle différente serait toutefois accueillie dans ce nouvel édifice.
Le conseiller et président du comité sur les demandes de démolition, Richard Bégin, soutient qu'il n'a pas encore pris de décision dans ce dossier. Il affirme qu'il s'agit d'une demande plutôt majeure qui mérite une bonne réflexion.
«On sait que j'ai un préjugé favorable pour le patrimoine, affirme M. Bégin. Dans le Vieux-Hull, on est pris entre la nécessité de densifier et de protéger le peu de bâtiments historiques qu'il nous reste dans ce secteur.»
Lors de l'étude de la demande, lundi dernier, le comité sur les demandes de démolition a commandé une nouvelle étude aux services municipaux. Il veut s'assurer que le bâtiment n'a pas une valeur patrimoniale forte avant d'approuver sa démolition.
Le président du comité sur les demandes de démolition affirme qu'il ne peut dévoiler les détails du projet qui viendrait remplacer l'ancien presbytère de la paroisse du Très-Saint-Rédempteur.
Mme Laferrière croit cependant que le nouveau bâtiment serait environ de la même hauteur que le Château de l'Île. «Il devrait avoir plusieurs étages quand même», résume-t-elle.
Richard Bégin affirme qu'il s'agit d'un bon exemple de ce qu'il souhaite changer dans la réforme du service de l'urbanisme à la Ville de Gatineau. Il affirme que la procédure actuelle l'empêche d'avoir une transparence totale et de parler des plans de l'immeuble qui remplacerait le bâtiment démoli.