La maison inondée de la candidate à la mairie de Gatineau, Sylvie Goneau, a été rasée.

Plan d'urgence en cas de désastres: «Il faut envisager l'imprévisible»

La Ville de Gatineau et le gouvernement du Québec doivent grandement améliorer leurs plans d'urgence lorsqu'un désastre frappe, a rappelé, mardi, la candidate à la mairie, Sylvie Goneau, alors que de la machinerie lourde démolissait sa résidence de la rue Hurtubise, là où elle a passé son enfance et élevé ses enfants.
Il s'agissait d'un triste jour pour la candidate et ses proches, mais contrairement à plusieurs sinistrés des inondations du printemps dernier, Mme Goneau pourra reconstruire une résidence sur le même terrain. Elle souhaite pouvoir entrer dans sa nouvelle maison en janvier ou février prochain. En attendant, elle habite dans un condominium payé par la Croix rouge. 
Les quelques mois de recul depuis les inondations du mois de mai ont mené Mme Goneau à adoucir le ton quant à la gestion municipale pendant la crise. Elle demeure critique de la façon dont Gatineau et son maire Maxime Pedneaud-Jobin ont manoeuvré pendant ces deux semaines historiques, mais ses réprimandes sont aujourd'hui beaucoup plus dirigées vers le gouvernement du Québec et le ministère de la Sécurité publique.
« C'est le rôle du gouvernement de prévoir l'imprévisible, lance-t-elle. C'est à lui d'être prêt à répondre en cas de désastre. Le ministère de la Sécurité publique ne semble pas en mesure de prévoir les désastres naturels. Il faut s'outiller pour s'assurer de pouvoir envisager l'imprévisible, dans la mesure du possible. Il faut être capable d'analyse, de modification et d'implantation de nouvelles mesures sur-le-champ quand c'est nécessaire. »
Mme Goneau est d'avis que le gouvernement du Québec doit mieux baliser les éléments qui permettent de déterminer à quel moment l'Armée canadienne doit être appelée en renfort. Plus d'efforts doivent aussi être faits dans la simulation de désastre. « Il faut aussi quelqu'un pour coordonner les services sur le terrain, un point de contact, ajoute-t-elle. Ça prend quelqu'un qui coordonne les policiers, les pompiers, les cols bleus et l'armée. Ça doit faire partie du déploiement d'urgence. »
Changement de ton
La candidate à la mairie continue de marteler qu'il y a beaucoup de place à l'amélioration dans la façon de faire face à des crises comme ce printemps à Gatineau, mais le ton avec lequel elle l'affirme maintenant n'est pas aussi acerbe qu'il l'était. 
« On a fait ce qu'on pouvait dans la mesure des connaissances qui étaient en place à ce moment-là, mais ce n'est pas suffisant pour répondre aux besoins des sinistrés. 
Si elle avait été mairesse au moment des inondations, Mme Goneau aurait demandé de l'aide plus rapidement pour remplir des sacs de sable et aurait insisté pour qu'une ligne directe soit mise en place rapidement pour répondre aux sinistrés.
Mme Goneau doit rencontrer la presse mercredi matin afin d'annoncer les grands thèmes de sa campagne à la mairie.