Selon la conseillère Sylvie Goneau, la présence de camions servant de la nourriture ne viendrait pas faire compétition aux restaurants.

Plaidoyer pour la « bouffe de rue »

La « bouffe de rue » se taillera une place dans la plateforme électorale de la candidate à la mairie de Gatineau, Sylvie Goneau.
Cette dernière entend faire de ces camions qui servent de la nourriture en bordure des rues un des éléments importants de revitalisation et d'animation du centre-ville. Elle a interpellé l'administration municipale à de nombreuses reprises à ce sujet au cours du présent mandat.
Mme Goneau s'explique mal pourquoi le dossier n'a pas avancé. « Ça ne nécessite aucun financement municipal, mais uniquement une modification à notre règlement d'urbanisme, dit-elle. On voit ces camions de bouffe dans plusieurs grandes villes. C'est devenue la nouvelle façon d'essayer des produits et de découvrir des restaurants. »
Mme Goneau est convaincue qu'autoriser la bouffe de rue à Gatineau permettrait de susciter un engouement dans le centre-ville, en plus d'aider à revitaliser le secteur. « Ce sera un élément de ma plateforme pour le centre-ville, note la candidate à la mairie. C'est un élément facile à mettre en place. Il n'y a aucune raison de passer à côté de ça. Il faut que nos services se mettent au travail d'ici la fin du mandat ».
La présence de ces camions ne viendrait pas faire compétition aux restaurants du secteur, selon Mme Goneau. Elle voit même ces camions comme un outil pour des restaurants de d'autres secteur qui souhaitent venir présenter leur création culinaire dans le centre-ville.

Quartier créatif: au point mort depuis un an

Présentée à huis clos en étant incomplète et avec 12 mois de retard, il y a maintenant un an, l'étude sur le Quartier créatif de Gatineau préparée par Vision centre-ville n'a toujours pas été complétée, a appris Le Droit.
Cette étude devant permettre de positionner le centre-ville de Gatineau n'a encore jamais été présentée publiquement aux élus. En janvier 2016, Le Droit en révélait toutefois le contenu et indiquait que le plan d'affaires devant s'y rattacher, l'analyse des retombées économiques et les indicateurs de performance attendus par la Ville ne s'y retrouvaient pas. 
Le maire Maxime Pedneaud-Jobin avait alors affirmé que l'étude serait complétée par les fonctionnaires municipaux. 
Un an plus tard, force est de constater que pratiquement rien n'a été fait dans ce dossier. Les fonctionnaires municipaux n'ont pas complété l'étude, si bien que la Ville a octroyé, en toute fin d'année, en décembre, un contrat de 21 450 $, sans appel d'offres, à une firme spécialisée pour terminer le travail. La firme Conseils stratégiques Brodeur Frenette a maintenant un peu plus de deux mois pour « recentrer les orientations du projet », précise le service des communications.