La piste cyclable longeant le Rapibus n’est toujours pas déneigée cet hiver et le conseiller Daniel Champagne, qui le réclame depuis qu’il est en politique municipale, commence à perdre patience.

Piste cyclable du Rapibus: Daniel Champagne perd patience

La piste cyclable longeant le Rapibus n’est toujours pas déneigée cet hiver et le conseiller Daniel Champagne, qui le réclame depuis qu’il est en politique municipale, commence à perdre patience.

«Rendons ça simple, lance-t-il, excédé. Est-ce qu’on peut régler ça ? Ça va faire cinq ans qu’on a ce débat-là. On n’est pas en train de se battre avec une entreprise privée qui veut nous vendre ça à un prix de fou. C’est une question de céder. Est-ce qu’on peut avancer dans ce dossier-là ?»

Cette piste cyclable appartient à la STO. Toutefois, cette dernière n’est pas équipée convenablement pour l’entretenir en période hivernale. 

«Qu’on cède la piste à la Ville et qu’on prenne nos chenillettes pour la déneiger, c’est tout, insiste M. Champagne. Le Plan A qui était d’utiliser le sentier des Voyageurs de la Commission de la capitale nationale (CCN) ne fonctionne pas. La CCN ne veut pas déneiger et nous n’avons pas de partenariat avec eux. L’autre option c’est la piste cyclable du Rapibus. Il faut permettre aux cyclistes de se rendre au travail de façon sécuritaire 12 mois par année.»

La conseillère Audrey Bureau, qui siège aussi au conseil d’administration de la STO, soutient que rien n’est simple dans ce dossier. 

De nombreux détails comme la responsabilité financière du sentier ou encore la responsabilité légale, si un cycliste se blesse, sont encore à éclaircir. 

Le déneigement du pont noir représente aussi un enjeu particulier en raison de la surface synthétique utilisée sur le tronçon réservé aux vélos sur le pont.

Les Gatinois prêts à dépenser plus pour un meilleur réseau cyclable

Un sondage en ligne mené par la Ville auprès de 685 citoyens dans le cadre de la préparation de son nouveau Plan directeur du réseau cyclable démontre que 76 % des répondants se disent « complètement en accord » à ce que Gatineau investisse davantage pour développer un réseau cyclable complet et sécuritaire.

Cette donnée a été divulguée aux élus réunis en caucus de secteur au mois d’octobre dernier, lors de la présentation par le service de l’urbanisme de l’état d’avancement du Plan directeur du réseau cyclable. 

Le plan final doit être présenté publiquement au conseil le printemps prochain. Le document préliminaire dont Le Droit a obtenu copie laisse cependant entrevoir certaines des recommandations qui pourraient découler de ce plan. 

Les analyses faites dans le cadre de l’exercice permettent de cibler les points chauds où la demande cycliste a un fort potentiel. Des axes de déplacement à développer ont été identifiés afin d’établir, par secteur, un réseau cohérent et connecté.

Le Plan directeur pourrait prévoir l’ajout de policiers à vélo, l’appui de la Ville au déploiement de flottes de vélos communautaires et l’embauche de ressources dédiées au vélo dans chacun des services municipaux pertinents. 

Un plan de réduction des accidents serait aussi mis sur pied.