Pedneaud-Jobin veut revoir la STO de fond en comble

Maxime Pedneaud-Jobin veut revoir toute la gouvernance de la Société de transport de l'Outaouais (STO), qui a été créée au moment où le territoire de Gatineau était divisé entre plusieurs municipalités.
En réponse aux propositions du vérificateur général de la Ville de Gatineau, le maire estime qu'il est temps de revoir le fonctionnement de la société de transport.
«On l'a vu dans le rapport du vérificateur général; il y a un problème d'arrimage entre la STO et la Ville. Des virages doivent être entrepris. La révision de la gouvernance doit être faite, car bien des choses ont changé depuis la création de la STO parce que depuis la fusion municipale de 2002, il n'y a qu'une seule ville (Gatineau) et que les municipalités de Chelsea et Cantley vont quitter la STO l'an prochain. Il faut donc se remettre en question et aller en profondeur dans la réforme. Mais contrairement à ce que le vérificateur disait, à propos du fait que la STO devrait peut-être devenir un service municipal administré directement par la Ville, je ne suis pas prêt à aller jusque-là pour le moment. On a trop de choses à faire avant de parler de ça, on doit faire un diagnostic organisationnel, s'assurer que l'argent est dépensé de la bonne façon. Est-ce que notre structure est appropriée pour le service que l'on offre? Le service a «explosé» depuis dix ans et il faut faire une remise en question profonde. Il y a donc des choses bien prioritaires à faire avant de parler d'un tel niveau de gouvernance, où la STO deviendrait un service municipal», a commenté le maire de Gatineau.
M. Pedneaud-Jobin considère que la refonte de la structure de la STO est essentielle. «La STO est l'enjeu municipal principal. On a payé 255 millions $ pour le Rapibus, alors il faut que ça marche», a-t-il ajouté.
Créée en 1971, la STO portait alors le nom de Commission de transport de la Communauté régionale de l'Outaouais (CTCRO). La CRO, dont le territoire correspondait à celui de la ville de Gatineau, combiné à celui de la Municipalité régionale de comté (MRC) des Collines, comprenait alors 32 municipalités.