Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

Pedneaud-Jobin raconte son face-à-face avec un ours

Le maire devait avoir huit ans. Comme chaque année, Maxime Pedneaud-Jobin allait camper avec son père et son frère dans le parc de La Vérendrye.

«Un matin, on se réveille parce qu’on entendait du bruit, et moi j’étais couché face à la fenêtre de la tente, et en ouvrant les yeux il y avait un ours qui nous regardait, a-t-il raconté, mercredi matin, avec toute la pudeur qu’on lui connaît quand il fait une incursion dans sa vie privée. Ç’a été mon premier contact intime avec un ours. On avait passé une grande partie de la journée dans l’auto pour se protéger.»

Évidemment, avec le nombre de signalements d’ours dans les rues de Gatineau depuis quelques jours, près des écoles ou sur les terrains de golf, le maire Pedneaud-Jobin ne conseille pas aux citoyens de s’embarrer à double tour dans leur voiture en attendant que les ours mettent fin à leur virée touristique dans Gatineau. 

Il rappelle plutôt qu’il faut adopter un comportement particulier devant les ours. «On n’approche pas, c’est un animal sauvage, mais ce n’est pas inhabituel», dit-il. 

Une situation semblable avait été observée à Gatineau, il y a quelques années, après un hiver particulier, alors que les ours descendaient du Parc de la Gatineau, a mentionné M. Pedneaud-Jobin. «Je ne suis pas inquiet dans la mesure où il y a une surveillance qui se fait par Québec et notre service de police, a-t-il affirmé. On suit ça de proche. L’Ours n’a pas d’affaire en ville. Ça fait jaser, et je dis à la population qu’on suit ça.» Le maire ajoute que les citoyens doivent prendre le temps de le signaler les autorités dès qu’ils voient un ours en milieu urbain.