Le maire de Gatineau se dit préoccupé par l’effet qu’a eu la pénurie de main-d’œuvre sur la capacité de Derichebourg à respecter les délais pour la collecte des matières résiduelles, cet été.

Pedneaud-Jobin ne veut plus de retard dans la collecte des déchets

Le maire de Gatineau se dit préoccupé par l’effet qu’a eu la pénurie de main-d’œuvre sur la capacité de Derichebourg à respecter les délais pour la collecte des matières résiduelles, cet été, mais il rappelle à la multinationale française qu’« il y a un contrat à respecter et des déchets à ramasser » et qu’elle « doit être en mesure d’offrir le service ».

Derichebourg a essuyé 10 500 $ d’amendes cet été en raison de plusieurs retards dans ses opérations de collectes, notamment dans l’est de la ville. La situation semble s’être replacée depuis la fin du mois de juillet, mais la Ville de Gatineau garde un contact serré avec son sous-traitant afin de s’assurer qu’il respecte son contrat. « On va voir comment on peut s’entraider parce qu’ils vivent une situation particulière au niveau des ressources humaines, mais ça n’excuse pas le fait qu’ils doivent respecter leur contrat. On ne veut pas que ça se reproduise. »

Questionné à savoir ce qui pourrait mener à une rupture de contrat avec Derichebourg si les mêmes problématiques devaient se répéter, le maire Maxime Pedneaud-Jobin a renvoyé la balle à son administration. En fin d’après-midi, le service des communications a avisé les médias que le contrat liant la Ville à la multinationale était protégé par la loi d’accès à l’information parce qu’il contient des informations nominatives et stratégiques. Il n’est pas possible pour l’instant de savoir quelle est la gradation des sanctions et quelles sont les étapes qui pourraient mener à une rupture de contrat.

« La Ville ne prévoit aucunement mettre fin à ce contrat, a indiqué une porte-parole de la Ville, Rachel Rivard. Comme le mentionnait le maire ce matin, la Ville travaille de concert avec l’entreprise afin de trouver des pistes de solution permanentes en vue de respecter les délais établis pour la récupération des matières résiduelles. » Elle ajoute que les retards encourus au début juillet étaient entre autres occasionnés par l’ajout de quatre collectes spéciales additionnelles, alors que l’entreprise éprouvait une problématique en lien avec les ressources humaines.