La quatrième ville du Québec parle dorénavant d'une voix forte, se réjouit le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Pedneaud-Jobin fier du travail accompli

Du travail, du travail et du travail : voilà les trois mots qui viennent spontanément à l'esprit du maire Maxime Pedneaud-Jobin pour résumer les 100 premiers jours du nouveau conseil municipal de Gatineau.
Alors que l'heure de la relâche a sonné pour les élus, au même titre que les écoliers, il a rappelé en dressant son bilan hier que la quatrième ville en importance de la province parle dorénavant d'une voix forte et que les bases sont jetées sur ce qui se dessine comme un mandat productif.
Son parti politique a beau être minoritaire à la table du conseil municipal, avec cinq élus sur 18, il est d'avis que des consensus ont été trouvés malgré les quelques désaccords et qu'une belle harmonie règne depuis l'assermentation des élus, à la mi-novembre. Il affirme avoir réussi grosso modo à faire valoir sa vision.
« Je pense qu'on a pas mal réussi à le faire depuis le début. Il y a eu certaines décisions controversées, par exemple au Fonds des communautés, où les gens étaient divisés dans deux camps, mais on a pris une décision et tourné la page, bien que j'aurais préféré un autre résultat. Au moment où la décision est ferme, on ne reviendra pas dessus. On doit avancer », lance-t-il, réitérant que les débats sont un exercice purement démocratique et qu'il ne croit pas dans l'unanimité à tout prix.
Et si le chef d'Action Gatineau avait le pouvoir de reculer dans le temps, qu'est-ce qui serait à recommencer ?
« Je dirais que ce serait le début du mandat, c'était un peu chaotique pour toutes sortes de raisons. Je voulais peut-être aller trop vite dans certains dossiers, c'était intense. [...] Il y a en a certains qui se sont sentis bousculés, mais maintenant on connaît tous mieux le fonctionnement, on voit le rythme. On a appris à se connaître », répond M. Pedneaud-Jobin.
Le maire ne nie pas que le médiatisé dossier du Rapibus, qui a connu des ratés et fait l'objet de maintes critiques d'utilisateurs après sa mise en service, a été un bon test pour lui dès son entrée en fonction.
« On a agi en faisant des ajustements, notamment dans Pointe-Gatineau et dans l'est. Déjà, le taux de satisfaction augmente chez les utilisateurs, même si on n'a pas de chiffres précis. Je suis assez fier de ce qu'on a fait. En fait, je ne suis pas content parce que les services ne sont pas encore au niveau où ils étaient, mais on a réagi rapidement », affirme-t-il, précisant que de nouvelles données sur la performance du réseau de la Société de transport de l'Outaouais (STO) seront publiées en avril et que 14 nouveaux autobus articulés seront ajoutés en mai.
Président de la STO depuis son élection, comme il l'avait promis, le maire n'a pas voulu préciser à quel moment il passera le flambeau au conseiller Gilles Carpentier. « L'important, ce n'est pas la date, je ne suis pas un obsédé du calendrier. Quand je vais quitter, je veux qu'on sente qu'il y a un certain nombre de changements et de virages en cours », a-t-il indiqué, lui qui avait annoncé qu'il assumerait ce rôle durant six mois.
Le nouveau maire prévoit aussi continuer à lutter pour convaincre les paliers gouvernementaux d'un meilleur partage des revenus avec les villes. Il a d'ailleurs discuté de ce projet lors d'un entretien privé avec la première ministre Marois jeudi.
Fier de ses réalisations
Entouré d'une dizaine de conseillers municipaux lors du point de presse, Maxime Pedneaud-Jobin a défilé une longue liste de gestes posés par le nouveau conseil municipal ces 100 derniers jours, tels que la nomination de la nouvelle directrice générale Marie-Hélène Lajoie à la suite de congédiement de Robert Weemaes (lequel coûtera 400 000 $ aux contribuables), l'adoption d'un premier budget municipal qualifié de « prudent » et de « transitoire », une refonte du service des communications, ainsi que la nomination du maire au conseil de l'Alliance de la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais (ACESO).
La signature d'une entente sur les données ouvertes avec les villes de Montréal, Québec et Sherbrooke, en plus de la signature du protocole d'entente avec les Olympiques de Gatineau, la demande conjointe avec la Ville d'Ottawa d'obtention d'un siège à la CCN et la participation active à des rencontres importantes, dont celles de l'Union des municipalités du Québec et la Fédération canadienne des municipalités, font partie des autres exemples qu'il a fièrement cités.
Le lac-à-l'épaule des élus aura lieu les 11 et 12 mars, alors que la prochaine réunion du conseil municipal est prévue le 18 mars. C'est à ce moment que la Ville pourrait prendre position dans le dossier de la Charte de la laïcité.