Les investissements en pavage ont presque doublé au cours des cinq dernières années, a noté le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Pavage des rues: le maire Pedneaud-Jobin «préoccupé»

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin se dit préoccupé par la perte d’expertise de la Ville pour surveiller les chantiers de pavage des rues de Gatineau. Les conclusions de l’audit rendu public mardi par la Vérificatrice générale, Johanne Beausoleil, doivent forcer l’administration à corriger le tir, dit-il.

Les investissements en pavage ont presque doublé au cours des cinq dernières années, a noté le maire. Le montant annuel investi pour refaire l’asphalte est passé de 6 millions $, lors de la fusion, à 27 millions $ l’an passé.

« Il y a une croissance énorme et les mesures qu’on avait à l’époque, je ne suis pas sûr qu’elles sont toujours appropriées aujourd’hui, affirme M. Pedneaud-Jobin. Un des éléments qui me préoccupe, c’est la surveillance de chantier, l’expertise qui permet de remettre en question ce qui se passe sur le terrain. Des fois, ça peut avoir des conséquences à long terme et limiter la durée de vie des routes. C’est clair qu’il faut qu’on s’y attaque. Il faut adapter nos pratiques. »

La Vérificatrice générale souligne que Gatineau « dépend en grande partie de consultants externes pour la réalisation d’études, pour la conception des chaussées, pour la réalisation des plans et devis et pour la surveillance des travaux ».

M. Pedneaud-Jobin reconnaît qu’il y aura un coût pour Gatineau à se doter à nouveau de l’expertise qui lui a filé entre les doigts au fil des ans. « Ça coûte de l’argent, mais si ça nous permet ensuite d’en économiser c’est peut-être une avenue intéressante, dit-il. Peut-être que ce manque d’expertise pour remettre en question ce qui se fait sur le terrain nous coûte cher. On va regarder ça de très près. Il pourrait être pertinent de former notre monde ou d’embaucher pour se redonner cette expertise-là. »