Patrick Doyon soutient avoir pris la décision de se retirer de la course électorale afin de pouvoir «défendre [son] intégrité».

Patrick Doyon se retire de la course

Visé par des allégations de comportements inappropriés auprès d’anciennes collègues de travail, le candidat indépendant Patrick Doyon se retire de la course au poste de conseiller municipal du district du Plateau.

M. Doyon a confirmé au Droit, vendredi, qu’il allait retirer sa candidature, laissant le champ libre à sa seule adversaire dans le Plateau, la candidate d’Action Gatineau Maude Marquis-Bissonnette.

Patrick Doyon affirme que sa famille et lui sont «sous le choc» après la diffusion par Radio-Canada, jeudi, d’un reportage dans lequel neuf anciennes collègues dénoncent des gestes qu’il aurait commis. Selon ce que rapporte la société d’État, les gestes se seraient produits dans plusieurs milieux de travail et se seraient déroulés sur plusieurs années.

M. Doyon soutient avoir pris la décision de se retirer de la course électorale afin de pouvoir «défendre [son] intégrité».

Cependant, il n’a pas encore officiellement procédé au retrait de sa candidature auprès de la présidente d’élection de la Ville de Gatineau.

Les victimes alléguées qui ont accepté de raconter leur histoire à Radio-Canada ont toutes demandé à conserver l’anonymat.

Deux femmes allèguent que Patrick Doyon les aurait embrassées contre leur gré au début des années 2000, alors qu’il travaillait comme chef de cabinet de Denis Coderre, à l’époque secrétaire d’État au Sport amateur pour le gouvernement libéral. M. Doyon assure pour sa part n’avoir «jamais» embrassé qui que ce soit contre son gré.

Une autre victime alléguée a affirmé à Radio-Canada que M. Doyon favorisait un climat de « non-respect envers les femmes » et qu’il faisait des commentaires sur leurs corps. Des plaintes auraient été déposées auprès de Patrimoine canadien et des gestionnaires auraient par la suite rencontré M. Doyon. Les comportements de M. Doyon auraient cessé à la suite de ces interventions.

Le candidat indépendant dans le Plateau aurait aussi fait quatre autres victimes lors de son passage comme directeur des communications à La Cité collégiale de 2006 à 2013. Elles le dépeignent comme un homme qui « dénigrait les femmes, qui les intimidait et qui tenait des propos déplacés ».