La candidature de Me Denis Gallant, jusqu'alors procureur à la commission Charbonneau, a fait l'unanimité.

Pas d'inspecteur général à Gatineau

La Ville de Gatineau n'a pas l'intention d'emboîter le pas à Montréal en créant un poste d'inspecteur général pour lutter contre la collusion et la corruption au sein de l'appareil municipal.
«Je pense que les institutions et les outils en place, par exemple le vérificateur général, sont suffisants. Montréal, c'est une situation particulière, juste avec la taille du budget. C'est une énorme machine. Moi, je crois qu'avec ce qu'on a ici, on est capable de s'assurer de rester intègre et qu'il n'y ait pas de dérapages. Dans le passé, on n'a pas vécu ce que Montréal a vécu au niveau de la corruption», a lancé le maire Maxime Pedneaud-Jobin, en fin de matinée lundi. 
L'an dernier, avant même le déclenchement de la campagne électorale, Action Gatineau s'était associé à la Ligue d'action civique, qui lutte contre le retour de la corruption sur la scène municipale. Le parti avait entre autres participé à la campagne « Opération confiance », qui consistait à poser 10 questions aux candidats à la mairie partout en province afin de connaître les moyens qu'il comptaient prendre pour améliorer la transparence et prévenir la corruption dans l'arène municipale. 
Dans la métropole, le maire Denis Coderre a annoncé la semaine dernière qu'il recommandera au conseil municipal de nommer le procureur vedette de la commission Charbonneau, Me Denis Gallant, pour occuper le nouveau poste d'inspecteur général. Sa nomination devrait être entérinée officiellement par le conseil municipal la semaine prochaine.