La visite de Régis Labeaume à Gatineau en novembre dernier avait provoqué bien des remous.

Pas d'enquête sur la visite de Labeaume

La Commission municipale du Québec (CMQ) rejette la demande d'enquête qu'avait présentée le président du conseil municipal de Gatineau, Daniel Champagne, au sujet des 2800 $ dépensés par la Ville de Gatineau pour la visite du maire de Québec, Régis Labeaume, en novembre dernier.
Dans une lettre datée du 2 mars adressée à M. Champagne, la CMQ souligne que « la Loi sur l'éthique et la déontologie en matière municipale vise à régir la conduite des élus municipaux ». « Ainsi, à la lecture de votre demande, nous constatons que celle-ci vise plutôt une demande d'opinion juridique quant au remboursement par le parti politique Action Gatineau des frais encourus pour la visite du maire Labeaume, a répondu la CMQ. Elle ne s'inscrit donc pas dans le mandat confié à la Commission en matière d'éthique et de déontologie qui consiste à examiner le comportement d'un élu en lien avec le Code d'éthique et à le sanctionner le cas échéant. Votre demande ne peut être recevable puisqu'elle ne respecte pas les exigences de la Loi. »
Daniel Champagne a réagi en indiquant qu'il s'agissait maintenant d'« un dossier qui est clos ». « Les élus ont quand même réussi à faire passer leur message, et on continue de penser que c'était une visite partisane. »
Le président du conseil n'a « aucunement l'intention d'aller plus loin dans ce dossier, pour ne pas engendrer des frais supplémentaires ».
Dans la plainte qu'il avait faite à la demande de collègues indépendants, M. Champagne avait déploré que le maire Labeaume ait agi « au nom du maire Maxime Pedneaud-Jobin en faisant la promotion de ce dernier et en réaffirmant sur les différentes tribunes qu'il souhaitait sa réélection ».
« Les règles de l'art »
M. Pedneaud-Jobin a indiqué vendredi ne pas être étonné de la décision. « Ni la CMQ, ni le Directeur général des élections ne voit de problème, et nous, on n'en voit pas non plus, a-t-il déclaré en marge d'un point de presse à l'Aéroport de Gatineau. Un politicien a le droit de s'exprimer, M. Labeaume a dit des choses positives sur moi et il n'y a rien de mal là-dedans. [...] On a fait les choses selon les règles de l'art. [...] Ce qui a fait réagir des gens, c'est des déclarations de M. Labeaume, mais M. Labeaume a le droit à ses opinions. Comme on a dit à l'époque, on ne peut pas empêcher un coeur d'aimer. »