Le mandat de l’actuel ombudsman de Gatineau, André Guay, se terminait le 31 décembre dernier.

Pas de nouvel ombudsman avant les conclusions de la vérificatrice générale

Les élus gatinois ne nommeront pas un nouvel ombudsman tant que les conclusions de l’examen de conformité sur les actions du Bureau de l’Ombudsman de Gatineau (BOG) que mène actuellement la vérificatrice générale de la Ville ne seront pas rendues publiques, a fait savoir au Droit le président du conseil municipal, Daniel Champagne.

Le mandat de l’actuel président du BOG, André Guay, se terminait le 31 décembre dernier. « Nous avons eu des discussions avec M. Guay pour lui demander de demeurer en poste de façon intérimaire jusqu’au dépôt du rapport de la vérificatrice générale et il a accepté de le faire », a précisé M. Champagne. 

Les interprétations faites par le conseil municipal et par le BOG des responsabilités de ce dernier sont apparues comme irréconciliables, l’été dernier, lorsque le conseil a mandaté la vérificatrice de se pencher sur les actions de l’institution qui fêtait ses 10 ans l’an passé. « Au cours des dernières années, des interventions du BOG ont été faites pendant que le dossier était toujours en cours dans l’administration, ça ne marche pas, avait alors lancé le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Encore cette année, le BOG nous explique comment ses interventions ont permis de régler des problèmes en cours. Son rôle n’est pas de remplacer le maire, les élus et les directeurs de services. Selon nous, ce n’est pas du tout le mandat du Bureau. »

M. Champagne affirme que ce dossier devrait être traité en priorité par la vérificatrice générale en ce début d’année. Son rapport ne devrait pas se faire attendre trop longtemps, selon lui. 

« On ne pouvait pas envisager la nomination d’un nouvel ombudsman tant qu’on n’a pas les recommandations et le rapport de la vérificatrice générale, insiste-t-il. Ce serait, selon moi, une approche malhonnête envers la personne qu’on nommerait. La personne nommée par le conseil pour remplacer M. Guay devra d’abord connaître clairement les attentes du conseil envers elle et le BOG. Ce rapport aura un impact sur nos attentes et sur le rôle et la façon de travailler l’ombudsman. »

Le printemps dernier, Le Droit avait mis en lumière des divergences d’opinions au sein même du BOG quant à son rôle et ses responsabilités. M. Champagne rappelle que comme pour l’ombudsman, les commissaires du BOG sont aussi nommés par le conseil municipal. « Une fois que les recommandations de la vérificatrice générale seront connues, les commissaires qui ne seront pas à l’aise avec les attentes du conseil envers le BOG auront une décision à prendre, dit-il. Il faut garder en tête que comme pour l’ombudsman, la nomination des commissaires relève aussi du conseil municipal. »