La Ville de Gatineau perd de l'argent avec chaque nouvelle mise en chantier sur son territoire.

Pas de frais de croissance avant 2018

La haute saison de construction domiciliaire va bon train et pour chaque nouvelle maison qui est érigée, la Ville de Gatineau perd de l'argent parce qu'elle n'a pas été en mesure de se donner une nouvelle réglementation sur les frais de croissance comme prévu, en juin.
« C'est clair qu'on perd de l'argent, a admis, mercredi matin, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Je n'irais pas jusqu'à dire plusieurs millions, mais comme je l'ai déjà précisé, la réglementation sur les frais de croissance est une des victimes des inondations. Le service de l'urbanisme avait déjà pris du retard dans ce dossier et il n'est pas capable, actuellement, d'avancer rapidement. »
La Ville de Gatineau a été forcée, en mars 2016, de rembourser les 11 millions $ amassés depuis 2013, quand la Cour supérieure du Québec a confirmé que la réglementation mise en place par la Ville pour recueillir des frais de croissance de la part des promoteurs n'était pas valide. 
Le conseil avait mandaté le service de l'urbanisme de lui revenir avec une nouvelle réglementation en juin dernier. « Je crois que le plus tôt possible qu'on arrivera à faire c'est 2018 », a précisé M. Pedneaud-Jobin. 
Le maire explique que la mise en application de la réforme à l'urbanisme et plus particulièrement les inondations ont mis beaucoup de pression sur ce service. 
« Les frais de croissance, c'est un dossier complexe, rappelle le maire. Nous sommes la seule ville au Québec à faire ça. C'est une charge de travail qui est très grande. Il n'y a pas de modèle ailleurs. »
Pas de partenaires de danse
Gatineau souhaitait organiser des consultations avec des partenaires du milieu de la construction afin de développer une réglementation qui, sans être souhaitée de tous, aurait pu être simple et efficace. « Les partenaires locaux comme l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ) refusent même de participer aux consultations, note M. Pedneaud-Jobin. Nous devrons aller voir à l'extérieur de la région pour trouver des gens d'affaires désireux de collaborer avec nous pour construire une méthode de facturation la plus simple possible pour les entrepreneurs. »