Depuis le début de la crise de la COVID-19, le cinémomètre fixe installé à l’angle des boulevards Maisonneuve et Sacré-Cœur a généré une somme de 804 000 $.
Depuis le début de la crise de la COVID-19, le cinémomètre fixe installé à l’angle des boulevards Maisonneuve et Sacré-Cœur a généré une somme de 804 000 $.

Pas de congé pour les radars photo

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
Pandémie et confinement ou pas, les radars photo ont fonctionné à plein régime dans les six derniers mois sur le territoire de Gatineau. Malgré le télétravail et la baisse du flot de circulation, les appareils fixes et mobiles ont généré des revenus supérieurs à 1 million $ depuis le début du mois de mars.

Après avoir opéré au ralenti dans les dernières années, voilà que les quatre appareils mobiles déployés sur un total d’une quarantaine de sites en sol gatinois n’ont offert aucun répit aux usagers de la route même si la ville tournait au ralenti. Ils ont permis de cumuler 256 000 $ depuis le début de la crise de la COVID-19, alors que le cinémomètre fixe installé à l’angle des boulevards Maisonneuve et Sacré-Cœur a généré une somme de 804 000 $ durant cette période trouble. Si on y ajoute la caméra au feu rouge installée à ce même endroit très achalandé (total de 34 000 $ en six mois), le montant total des infractions est de 1 094 000 $.

À lui seul, le radar fixe a permis de récolter 4 715 875 $ depuis sa mise en service en 2016. Le nombre de constats d’infraction décernés par cet appareil a explosé au cours de la dernière année, la somme cumulée par l’État ayant grimpé de 68%. Presque 21 000 contraventions ont été données par ce radar au cours des 12 derniers mois. Parmi les 22 appareils en fonction au Québec, celui de Gatineau est le 10e plus payant, non loin derrière celui de l’autoroute 73 à Québec.

Quant aux appareils mobiles, ils ont depuis leur mise en place il y a bientôt cinq ans généré des revenus de 4 638 116 $ à Gatineau. Presque inopérants entre 2017 et 2019 en raison d’un jugement rendu par la Cour du Québec en lien avec la validité de la preuve, ces radars photo ont permis d’amasser 892 000 $ au fil de la dernière année, une augmentation de 24%.

Les plus récentes données dévoilées par le ministère de la Justice confirment une fois de plus que l’axe des boulevards Gréber et Fournier, avec un cumulatif de 673 000 $, est de très loin l’endroit où le plus grand nombre d’automobilistes se font pincer pour vitesse excessive. Au deuxième rang suit la portion du boulevard des Allumettières comprise entre le boulevard Wilfrid-Lavigne et le chemin Vanier, qui a en date du 31 août généré un montant total de 405 000 $, tandis que le boulevard Saint-Raymond et le chemin Pink occupent la dernière marche de ce podium avec des revenus de 344 000 $.

Les boulevards Maloney Ouest (à la hauteur du chemin de la Savane) et Saint-Joseph complètent le top-5 des sites les plus lucratifs avec des sommes respectives de 301 000 $ et 293 000 $.

À eux seuls, ces cinq emplacements accaparent 43% de la somme globale recueillie depuis l’amorce de ce projet.

Les pieds pesants semblent cependant plus rares à certains endroits, notamment aux abords de quelques écoles primaires (L’Envolée, du Lac-des-Fées, La Source, des Tournesols, Rapides-Deschênes ou du Boisé, par exemple), où la somme des amendes distribuées aux conducteurs est de moins de 5000 $.

Un camion transportant un photo radar mobile en bordure d'une rue de Gatineau

Presque 10 millions $ depuis cinq ans

En incluant la caméra au feu rouge dans le secteur Hull, qui a permis de cumuler 188 000 $ depuis sa mise en service, l’ensemble des appareils en fonction à Gatineau a permis de verser 9 542 000 $ au Fonds de la sécurité routière. Au total, 97 361 constats d’infraction ont été acheminés par la poste à des conducteurs qui ont dû sortir leur portefeuille.

À l’échelle provinciale, les radars photo ainsi que les caméras aux feux rouges ont généré la somme totale de 214 millions $ depuis le début du projet en 2009.