Clément Bélanger propose de maintenir un taux de taxation «le plus bas possible.»

Pas de cadre financier pour Clément Bélanger

Le candidat indépendant à la mairie de Gatineau, Clément Bélanger, n’a pas l’intention de déposer de cadre financier permettant de chiffrer ses engagements électoraux.

« Je n’ai pas tous les chiffres, alors je ne me sens pas assez outillé pour présenter un cadre financier crédible », a-t-il précisé, lundi, alors qu’il dévoilait les trois grands thèmes de sa plateforme électorale. 

M. Bélanger propose  de maintenir un taux de taxation « le plus bas possible », mais refuse de s’engager sur des données précises. « Je ne veux pas donner de chiffre, personne ne peut donner de chiffre pour plusieurs années, insiste le candidat. Je suis d’accord à suivre l’Indice des prix à la consommation (IPC) qui peut varier de 1% à 3 % d’augmentation par année. » 

Une chose est toutefois claire dans l’esprit de M. Bélanger. S’il est élu le 5 novembre prochain, il repoussera de quelques semaines l’adoption du budget 2018. « On va passer en revue toutes les dépenses, a-t-il affirmé. Nous allons tous nous pencher là-dessus, avec les nouveaux élus, pour trouver comment faire des économies et éviter le gaspillage. Le budget 2018 ne sera pas le dernier budget de l’ancien conseil, il sera le premier budget d’un nouveau mandat. »

« Audace »

M. Bélanger affirme se présenter à la mairie de Gatineau pour mettre de l’avant une « vision audacieuse » et pour positionner Gatineau comme une « destination touristique incontournable » tant québécoise que canadienne. « Je veux que Gatineau devienne officiellement la porte d’entrée du Québec, dit-il. Elle doit devenir une capitale du divertissement, au sens large, avec la culture et les arts, les loisirs et les sports, le plein air, la gastronomie et les spectacles. Nous devons redonner à Gatineau son âme, cette vibe que toutes les autres grandes villes ont et qui manque ici. » Gatineau doit utiliser le 225e anniversaire de la fondation de Hull pour « édifier sa nouvelle image », propose le candidat à la mairie.

Élargir le débat

Clément Bélanger souhaite que les Gatinois démontrent un appétit pour sa vision qui, dit-il, dépasse largement le débat de l’asphalte contre les bibliothèques. « Je ne vois pas d’autres candidats qui proposent autre chose que de parler du déneigement, des infrastructures ou des bibliothèques, lance-t-il en faisant référence à ses adversaires. On fait vite le tour de ce débat et nous disons tous la même chose essentiellement. Moi je me présente pour que Gatineau devienne une ville contemporaine, moderne, intelligente et où il fait bon vivre, tout en restant fidèle et fier de nos racines. Il faut redorer le blason de notre ville pour qu’elle puisse atteindre son plein potentiel économique, culturel et touristique. »

Les services aux citoyens auront aussi une place importante dans le discours électoral de M. Bélanger. Ce dernier se donne un an pour implanter une culture axée sur le service au client dans l’administration. Il doit d’ailleurs étayer son plan à ce chapitre au cours des prochaines semaines.

Cabane à sucre et ceinture fléchée à la place de Guertin

Une cabane à sucre urbaine, où de par le monde, les touristes viendraient danser des sets carrés et se faire raconter la légende de la Chasse-Galerie par un authentique Gatinois arborant la ceinture fléchée, voilà un avant-goût de ce qu’entrevoit Clément Bélanger pour les années à venir sur le site abandonné de l’actuel aréna Guertin. 

Pour M. Bélanger, un tel projet permettrait de positionner Gatineau dans un circuit touristique d’envergure internationale. 

«C’est mon plan pour le terrain de Guertin quand l’aréna sera déménagé, dit-il. Ce que je vais proposer sera la pierre angulaire pour faire entrer les gens dans le centre-ville. J’y verrais la Grande Maison du Québec.» Cette infrastructure de divertissement comprendrait aussi une salle de spectacle à grand déploiement qui permettrait la présentation de production comme La Fabuleuse Histoire d’un royaume au Saguenay. «Il y aurait une cabane à sucre urbaine, précise-t-il. Je veux que les gens qui viendront du Japon ou de l’Allemagne puissent goûter à la culture gatinoise, qu’ils la sentent, qu’ils dansent des sets carrés faits par un calleux, qu’ils se fassent raconter une histoire par un conteur avec sa ceinture fléchée, qu’ils puissent goûter notre bière, je veux un musée vivant. Je veux marier la nature à l’urbain, et notre histoire à notre avenir. Le site Guertin est stratégique, et faut l’utiliser pour faire quelque chose de grand qui nous permettra de nous distinguer.»