Le conseiller Gilles Carpentier souhaite rendre le boulevard Gréber plus sécuritaire entre la montée Paiement et le boulevard de La Vérendrye.

Partie nord-est du boulevard Gréber: «Une insulte pour les autres boulevards»

« Donner le titre de boulevard à la partie nord-est du boulevard Gréber est une insulte pour tous les autres boulevards. »

Le conseiller Gilles Carpentier n’est pas tendre envers ce tronçon de l’artère bien connue qui n’a toujours pas fait l’objet d’une urbanisation. Ce dernier fera d’ailleurs un premier pas, mardi, lors du conseil municipal, en demandant à ses collègues de l’appuyer pour faire de cette section du boulevard un endroit plus sécuritaire.

« Il n’y a que 62 portes sur ce tronçon de 2,9 km entre la montée Paiement et le boulevard de La Vérendrye, note-t-il, mais il y en a plus de 500 qui sont à proximité et dont les citoyens se rendent chaque jour sur Gréber. C’est un pôle d’emploi commercial et industriel. Il y a une douzaine d’arrêts d’autobus pour lesquels les gens doivent marcher directement dans la rue pour s’y rendre. Il y a plus de 13 000 véhicules qui empruntent ce tronçon chaque jour. Depuis 2016, il y a eu 2052 constats d’infraction pour vitesse et 12 accidents, dont un très grave lorsqu’une jeune fille a été happée par une camionnette à l’angle de la rue Outremont en septembre dernier. »

Devant ce constat, M. Carpentier a entamé une démarche avec l’organisme Vivre en ville et a mené des consultations publiques afin de faire de cette section du boulevard un véritable boulevard. Il demandera donc l’appui du conseil afin que l’administration soit en mesure de présenter un projet d’urbanisation et une estimation des coûts que cela pourrait représenter. Le conseiller souhaite que le conseil puisse avoir toute l’information à temps pour les discussions de novembre prochain, en prévision du budget 2021.

« Il faut élargir l’emprise, installer des égouts, se donner l’espace pour un trottoir et un sentier multifonctionnel, dit-il. C’est carrément devenu une question de qualité de vie et de sécurité. J’ai moi-même marché sur ce tronçon lors de mon porte-à-porte électoral et je dois avouer que je me suis senti en danger à plusieurs reprises. »

L’avis de présentation faite par M. Carpentier ne fera pas l’objet de débat ce mardi. Le dossier reviendra pour une discussion entre élus lors du conseil de février.