Maxime Pedneaud-Jobin, Denis Tassé, Clément Bélanger et Rémi Bergeron ont participé mercredi soir à un débat sur les questions environnementales.

Parenthèse verte dans la campagne

Quatre des cinq candidats à la mairie de Gatineau ont partagé leurs propositions d’action sur les questions environnementales mercredi lors d’un débat qui s’est davantage voulu un panel de discussions sur leurs priorités vertes respectives.

L’activité qui a eu lieu à la Ferme Moore était organisée par le Regroupement des acteurs en environnement de l’Outaouais. Seule la candidate Sylvie Goneau était absente en raison, a-t-on précisé, d’un empêchement de dernière minute.

Les transports collectifs, la protection de la biodiversité, la gestion des déchets, la qualité de l’eau, le verdissement en milieu urbain et l’aménagement du territoire furent les thèmes abordés lors de l’événement auquel ont assisté quelque 70 personnes, et webdiffusé sur Facebook.

Selon un sondage mené par le Regroupement, l’étalement urbain figure parmi les principales craintes des citoyens en matière d’aménagement du territoire. Pour contrer cette poussée vers les zones rurales et favoriser une meilleure densification urbaine, Clément Bélanger favorise le repeuplement du centre-ville en consultant la population pour aménager les terrains vacants, comme l’a fait Ottawa pour les plaines LeBreton.

« Je pense au terrain à côté de la Fonderie et aussi à Guertin lorsque l’aréna déménagera, a précisé M. Bélanger. On regarderait les deux ou trois meilleures propositions, et on demanderait à la population de voir et de déterminer la voie de l’avenir ».

Le maire sortant, Maxime Pedneaud-Jobin, a précisé que la Ville de Gatineau s’est donné des outils pour développer le centre-ville, comme un programme de crédit de taxe et un Plan particulier d’urbanisme pour augmenter la densité. Il a, à mots à peine couverts, lancé une flèche au projet de Place des peuples pour lequel il s’oppose dans sa version actuelle.

« Il y a des choses qui fonctionnent parce qu’on n’a jamais construit autant d’unité au centre-ville que dans les dernières années. Sur Montcalm, sur Maisonneuve, et le projet Zibi qui va rapporter deux fois et demie plus de taxes qu’un éventuel projet de deux tours, et qui est d’une densité intéressante dans un endroit où on met en valeur le patrimoine », a-t-il expliqué.

Au chapitre de la qualité de l’eau, le conseiller municipal Denis Tassé s’est engagé à mettre en place, s’il est élu maire, un plan d’action sur l’assainissement des eaux des rivières qui comprendra des mesures pour limiter les surverses du réseau d’égouts grâce à des subventions gouvernementales.

« On estime à 350 millions $ le budget pour régler le problème à Gatineau. Il faut se prendre en main et ne pas nuire à tout le travail que la Ville d’Ottawa a accompli pour la sauvegarde de nos rivières », a-t-il souligné.

Quant au verdissement, tous les candidats prônent une plus grande place au reboisement. Rémi Bergeron a suggéré l’embauche d’étudiants en été pour planter de nouvelles essences d’arbres.

« J’aimerais aussi impliquer les itinérants pour les former, les faire travailler dans les jardins communautaires et embellir nos endroits publics en les jumelant à nos jardiniers de la Ville comme aide », a aussi proposé M. Bergeron.

Denis Tassé a pour sa part recommandé que la Ville applique à la lettre son règlement sur l’encadrement des coupes d’arbres. 

« Il y a trop de gens à Gatineau qui coupent des arbres sans permis, et sans qu’ils se fassent prendre », a-t-il précisé.