La Ville de Gatineau semblait nourrir de plus grandes ambitions, lors de l’étude du budget, en novembre dernier, pour l’aménagement futur de ses parcs.
La Ville de Gatineau semblait nourrir de plus grandes ambitions, lors de l’étude du budget, en novembre dernier, pour l’aménagement futur de ses parcs.

Parcs municipaux: Gatineau pige 550 550 $ dans une réserve

La Ville de Gatineau semblait nourrir de plus grandes ambitions, lors de l’étude du budget, en novembre dernier, pour l’aménagement futur de ses parcs. Le coût plus élevé des récents contrats octroyés pour ajouter et remplacer des structures de jeux, ou carrément aménager un nouveau parc pourrait cependant refroidir ses ardeurs.

Le conseil municipal a décidé, à la fin de l’année, de réviser tout son Plan d’investissements communautaires, qui regroupe les projets de parcs, afin de pouvoir en faire plus. «Là, la discussion pourrait devenir d’augmenter les dépenses pour les parcs, mais pour faire uniquement ce qui était prévu», affirme le président du comité exécutif, Cédric Tessier, devant la nouvelle réalité du marché de la construction.

Un total de 25 parcs devaient faire l’objet d’améliorations en 2020. Un montant de 3,24 millions $ avait été réservé à cet effet, mais l’administration a avisé les élus, mardi dernier, que ce ne serait pas suffisant. Le conseil a donc dû accepter de piger dans une «réserve non affectée» la somme de 550 000 $ afin de réaliser les projets prévus pour l’année en cours.

Un total de 25 parcs devaient faire l’objet d’améliorations en 2020.

«C’est vraiment lié à l’augmentation des coûts de construction en 2019, explique M. Tessier. Ce sont les travaux dans 17 des 25 parcs prévus cette année qui sont touchés par cette hausse des coûts. On s’attendait à ça, ça avait été mentionné lors de l’étude du budget en novembre dernier. On parle vraiment d’une hausse généralisée des coûts d’aménagement de parc. C’est quand même un domaine spécialisé.»

Le président du comité exécutif, Cédric Tessier

Quatorze contrats pour l’amélioration de parcs doivent encore être octroyés en 2020. Les impacts engendrés par la pandémie de COVID-19 brouillent cependant toutes les prédictions que l’administration pouvait avoir dans sa boule de cristal quant à la réponse du marché de la construction. «C’est très difficile de prévoir comment le marché va réagir en ce moment, admet M. Tessier. Les contrats qu’on va octroyer en 2020 vont être un grand indicateur pour voir si on devra augmenter le budget de base pour les parcs dans les prochaines années.» Cette réflexion pourrait aussi être vivement teintée par les impératifs de compression dans les dépenses municipales que la COVID-19 aura engendrés.