Le parc Jacques-Cartier est fermé jusqu’en 2021.
Le parc Jacques-Cartier est fermé jusqu’en 2021.

Parc Jacques-Cartier: la CCN devra payer pour les dégâts des mosaïcultures

Les clôtures qui ferment l’accès au parc Jacques-Cartier depuis deux ans seront là pendant encore tout l’été. Les citoyens devront attendre jusqu’en 2021, à la fonte des neiges, pour profiter de nouveau de cette vaste étendue verte située en plein cœur du centre-ville de Gatineau.

La Commission de la capitale nationale (CCN) doit entreprendre les travaux de décontamination et de réhabilitation du site en juillet prochain, un an plus tard que prévu en raison des inondations du printemps 2019.

À l’origine, ces travaux de remise en état devaient être effectués par les Mosaïcultures internationales à leur départ du site en 2018. C’était une des conditions pour que la CCN autorise l’utilisation de son terrain, ce qui permettait du même coup à Gatineau d’attirer chez-elle l’événement phare des festivités du 150e dans la région.

Les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. L’organisme montréalais qui a reçu des millions $ de fonds publics pour la tenue de l’exposition a quitté le parc sans le remettre en état à la satisfaction de son propriétaire, laissant la CCN avec les travaux sur les bras.

La situation a été judiciarisée, en 2019. La CCN a mis en demeure les Mosaïcultures internationales. Radio-Canada avait alors rapporté les propos du porte-parole de l’organisation montréalaise qui affirmait qu’une entente était survenue et que les travaux allaient être payés par les Mosaïcultures.

La CCN n’a jamais confirmé cette entente.

Un an plus tard et alors que les travaux sont sur le point de s’amorcer, la CCN a confirmé au Droit que c’est elle qui assumera finalement le coût des travaux. « Tous les contrats n’étant pas octroyés, il est prématuré de publiciser le montant exact parce que cela affectera les processus d’appels compétitifs », a ajouté Sofia Benjelloun, porte-parole de la CCN.

Le maire de Gatineau qui a vivement milité pour attirer l’exposition florale sur son territoire en 2017 se tient aujourd’hui bien éloigné des disputes contractuelles entre la CCN et les Mosaïcultures. « C’est un contrat entre Mosaïcultures et la CCN, affirme Maxime Pedneaud-Jobin. Je sais qu’il y a eu des discussions, mais je ne veux pas commenter. Le terrain appartient à la CCN. Qui a fait quoi et qui devait faire quoi, je ne suis pas au courant. »