«Ils sont tellement contents! Ils me disent que je suis leur rayon de soleil. Ça fait chaud au coeur», raconte Martine Boisvert.

«On s'est liés d'amitié»

L'élan de solidarité des dernières semaines a beaucoup rapproché les résidents de Gatineau.
Alors qu'elle était bénévole, Martine Boisvert s'est liée d'amitié avec une famille de sinistrés. 
Il y a deux semaines, en plein coeur de la crise des inondations, Mme Boisvert posait des sacs de sable sur le terrain des résidences de la rue Cartier. Et c'est là qu'elle a rencontré une famille sinistrée.
« Quand je suis arrivée, on était vraiment dans le feu de l'action et ils étaient très désemparés, explique la bénévole. Ça faisait quand même deux semaines, déjà, qu'ils vivaient ça, et tu voyais qu'ils étaient épuisés. Ils avaient besoin d'aide, alors on les a aidés. Et on s'est liés d'amitié. »
Mais la bénévole ne s'est pas seulement arrêtée à remplir ou retirer des sacs de sable.
« Je continue d'aller les aider personnellement, raconte Mme Boisvert. Comme hier [samedi], on a lavé tous les planchers au sous-sol avec de l'eau de javel. On a tout nettoyé. »
Et la reconnaissance qu'elle reçoit en retour vaut tout l'or du monde, à ses yeux.
« Ils sont tellement contents ! Ils me disent que je suis leur rayon de soleil, poursuit-elle, en souriant. Ça fait chaud au coeur. »
« Ils me l'ont dit: c'est grâce aux bénévoles qu'ils arrivent à garder le moral », témoigne-t-elle.
L'entourage de Mme Boisvert n'avait pas été touché par les inondations. Mais elle s'est tout de même laissée emportée par la vague de solidarité qui a déferlé sur la région.
« Ils m'ont demandé pourquoi j'étais là, alors que je ne connaissais pas de sinistrés, confie-t-elle. Mais je trouve que c'est tellement important d'aider. C'est notre monde, ici, qui a besoin d'aide. »
Mme Boisvert est persuadée qu'elle n'est pas la seule à s'être liée d'amitié avec les sinistrés qu'elle a côtoyés.
« Moi, je suis tombée sur cette famille-là. Mais d'autres bénévoles ont dû s'attacher à d'autres familles aussi », suppose-t-elle.
Et une fois que le ménage sera complètement terminé, ils comptent bien garder contact.
« Quand je vais aller faire mon vélo sur le bord de la rivière cet été, je vais certainement arrêter faire un tour ! »