Gatineau s'attend à recevoir de nouvelles précipitations au cours des prochains jours.

«On est tout le temps sur le qui-vive»

Le lit de Léo Lalonde flotte littéralement dans son logement du sous-sol d'un immeuble de la rue Oscar, en plein coeur de la zone inondée dans Pointe-Gatineau.
M. Lalonde et son propriétaire, Jean-Guy Therrien, ont passé les dernières journées à constater l'ampleur des dégâts autour d'eux, tout en essayant de sauver le plus de biens possible. Mais dans le logement de M. Lalonde, le plancher est recouvert d'une bonne quinzaine de centimètres d'eau. C'est tout de même en riant, visiblement résigné, que l'homme a montré au Droit son « lit flottant ».
Jean-Guy Therrien, lui, en a vu d'autres. « En 1974, c'était la même inondation à peu près », se souvient-il. Pas question pour lui d'évacuer, puisqu'il souhaite être sur place afin de surveiller ses logements et d'intervenir au besoin, entre autres pour gérer les disjoncteurs afin d'éviter tout problème électrique. « On ne dort pas la nuit, dit-il. On est tout le temps sur le qui-vive. »
Sur la rue Adélard, le conseiller de Touraine, Denis Tassé, aidait les citoyens qui ont choisi de rester chez eux à protéger leurs résidences. Certains tiennent le coup, mais d'autres ont les émotions à fleur de peau à l'idée que la situation s'empire avec les précipitations prévues vendredi. « C'est vraiment triste de voir ça, a laissé tomber M. Tassé. C'est dévastateur. »
Gilles Bigras, dont la chaloupe a permis au Droit de s'aventurer dans les zones les plus durement touchées, espère lui aussi que la pluie ne fera pas trop de dommages. Pour l'instant, sa résidence de la rue Saint-Louis est tout près de la limite où la chaussée réapparaît. Une situation qui pourrait toutefois changer dans les prochains jours.