Si c’était à refaire, le secrétaire de l’organisme Habitat urbain de l’Outaouais (HUO) et trésorier de la coopérative Haute Rive d’Aylmer, Robert Gratton, ne lèverait pas le petit doigt pour venir en aide aux sinistrés de Reboul.

«On a dit wô minute» - Robert Gratton

Si c’était à refaire, le secrétaire de l’organisme Habitat urbain de l’Outaouais (HUO) et trésorier de la coopérative Haute Rive d’Aylmer, Robert Gratton, ne lèverait pas le petit doigt pour venir en aide aux sinistrés de Reboul.

«On a eu deux rencontres avec la coop Reboul, raconte-t-il. Ils pensaient qu’on allait leur donner l’argent [de la campagne de financement]. On a dit ‘’wô minute’’. Le président de la coop Haute Rive a dit qu’il allait prendre les sinistrés au même loyer que Reboul, et ç’a duré trois mois et la coop a perdu 5000 $ de loyers à cause de ça. Oui, les logements étaient vacants, mais la coop avait une liste d’attente. Elle pouvait les combler quand elle voulait. En janvier, on a envoyé une lettre aux sinistrés de Reboul hébergés à Haute Rive parce qu’on voyait qu’ils tentaient d’ambitionner et de profiter de l’argent de la coopérative.»

M. Gratton admet aussi être très irrité du manque de reconnaissance à l’endroit HUO de la part des gens de Reboul. «On leur a demandé une chose, que l’assemblée générale de Reboul fasse une résolution pour nous remercier et on n’a pas eu un mot», peste-t-il. Dans les faits, la présidente de la coopérative Reboul a envoyé une lettre à M, Gratton, en avril, pour le remercier, lui et HUO.

«La lettre ne venait pas du fond du cœur du tout, rétorque M. Gratton. Là, on est pris avec des gens d’une ingratitude totale et là ils tentent de m’attaquer parce que je mets les points sur les ‘i’. Ces gens-là ne méritent pas l’aide qu’on leur a donnée. On est pogné avec des gens qui ne font pas leur part à la coopérative, avec les plus chiants. Ils sont en maudit parce qu’on leur demande de payer le même prix que les autres locataires de Haute Rive. Ces gens-là sont détestables et moi, j’ai mis mon pied à terre. On se sent comme si on s’était fait fou***. Ce sont des gens qui n’apprécient rien.»