Les Mosaïcultures espéraient attirer 500000 visiteurs. Un objectif qui n’a pas été atteint.

Objectif raté pour Mosaïcultures

Le bilan de la deuxième édition des Mosaïcultures, à Gatineau, devra attendre encore quelques semaines, mais il est déjà évident que l’événement n’a pas été en mesure d’atteindre son objectif de 500 000 visiteurs.

Le porte-parole des Mosaïcultures internationales, Jacques Ouimette, précise que plusieurs éléments restent à être colligés. L’organisation entend présenter son bilan au début du mois de novembre. 

Bien des regards se dirigent maintenant sur la caution de 1,5 million $ endossée par la Ville de Gatineau au nom de Mosaïcultures internationales. Cette caution venait s’ajouter à la subvention de 2 millions $ offerte par la Ville aux Mosaïcultures internationales. 

M. Ouimette n’a pas voulu préciser si le cautionnement avait bel et bien été remboursé comme prévu par l’organisation. « On va revenir là-dessus lors de notre bilan », s’est-il contenté d’affirmer. 

Or, la Ville de Gatineau a toujours été limpide au sujet de cette caution qui devait être remboursée en tout premier lieu par l’organisation. 

Questionné à cet effet par Le Droit le printemps dernier, le directeur général adjoint responsable des services de proximité à la Ville de Gatineau, Luc Bard, affirmait que cette caution représentait « absolument aucun risque » pour la municipalité. « C’est très clair, avait-il dit. On ne paiera pas un sou de plus, peu importe ce qui arrive. »

Quant au maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, il laisse planer un certain doute sur le remboursement total du cautionnement. « Le maire est très optimiste pour le remboursement des sommes dues à la Ville par Mosaïcultures, mais il préfère attendre le bilan final pour confirmer officiellement le tout », a indiqué son attachée de presse, Laurence Gillot.

Démantèlement

Le démantèlement des œuvres horticoles a déjà commencé au parc Jacques-Cartier. L’opération doit s’étendre sur environ deux semaines. Certaines sculptures seront démontées et entreposées dans les entrepôts de l’organisme, alors que d’autres seront carrément détruites. Les structures d’acier seront recyclées.

Le protocole d’entente signé avec les Mosaïcultures internationales prévoit aussi que la Ville de Gatineau conserve la sculpture de Jos Montferrand. « Pour l’instant, cette pièce doit demeurer dans le parc Jacques-Cartier, mais c’est la Ville de Gatineau qui en prendra possession et qui déterminera où elle sera installée dans l’avenir », a précisé M. Ouimette.