Un Bromontois de 48 ans a subi de graves blessures, hier après-midi, dans la rue des Golfeuses après s'être retrouvé pris au piège en dessous de sa propre remorqueuse.

Nouvelle mise en demeure dans le dossier du remorquage

La valse des mises en demeure se poursuit dans le dossier des appels d'offres pour les services de remorquage et de gestion des fourrières municipales de la Ville de Gatineau.
L'entreprise Aylmer Collision & Remorquage, le plus bas soumissionnaire, accuse la municipalité d'avoir refusé de lui accorder le contrat sous des motifs « farfelus » qui ne « tiennent pas » la route, dans une mise en demeure envoyée hier après-midi.
Elle juge également sa soumission conforme en tout point, contrairement aux prétentions de l'administration municipale.
Pour écarter la candidature d'Aylmer Collision & Remorquage, la Ville invoque le terrain non clôturé de sa fourrière, ainsi que l'absence d'un local d'inspection des véhicules dont se serviraient les policiers, selon la mise en demeure envoyée hier après-midi.
Or, dans cette lettre adressée au maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, l'avocat d'Aylmer Collision & Remorquage, Me Ronald Bélec, rappelle que son client disposait de 90 jours pour se conformer aux exigences décrites dans l'appel d'offres.
« Il s'agit donc de motifs qui ne doivent pas être retenus par la Ville de Gatineau », plaide Me Bélec.
Menace de poursuite
Rappelons que la Ville a arrêté son choix sur l'entreprise Remorquage Henrie, qui la menaçait de poursuite si elle accordait le contrat à son compétiteur. Dans sa mise en demeure du 13 juin dernier, Remorquage Henrie faisait remarquer que Aylmer Collision & Remorquage ne disposait pas des installations requises, soit une fourrière municipale accréditée par la Société d'assurance-automobile du Québec (SAAQ), et que le terrain du 1320, chemin Vanier, identifié par Remorquage Aylmer pour accueillir la fourrière, « a fait l'objet de déforestation, de remplissage de milieux humides et de non-respect du littoral du cours d'eau qui serpente sur sa superficie ».
L'entreprise Remorquage Henrie a obtenu quelques jours plus tard le contrat de plus de 160 000 $ pour les services de remorquage de tout véhicule autre que ceux appartenant à la Ville et les services de gestion de la fourrière municipale sur secteur ouest de la Ville.
M. Bélec dément vivement ces allégations qu'il qualifie de « mensongers ». Un rapport d'ingénieur commandé par son client et obtenu lundi démontre que le « terrain où la fourrière serait implantée ne se trouve d'aucune façon dans une zone humide », écrit Me Bélec.
Photos à l'appui, ce dernier soutient par ailleurs que ce sont plutôt les installations de son compétiteur, Remorquage Henrie, qui ne sont pas conformes, alors que la fourrière ne serait pas entièrement clôturée, entre autres.