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La présidente du Comité de toponyme, Myriam Nadeau
La présidente du Comité de toponyme, Myriam Nadeau

Nouveau district électoral à Gatineau: Mitigomijokan adopté à l’unanimité 

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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Malgré la réticence de nombreux élus en raison de l’absence d’une consultation publique, le conseil municipal a adopté à l’unanimité le nom Mitigomijokan pour désigner le nouveau district électoral qui verra le jour dans l’ouest de Gatineau de la ville lors de la prochaine élection. 

Le dossier a fait les manchettes, la semaine dernière, lorsque la proposition a été dévoilée par le Comité de toponymie. Des citoyens et certains élus ont critiqué l’absence de consultation publique. Le débat s’est transporté, mardi, lors du caucus préparatoire précédant la séance du conseil municipal. 

Le conseiller Jocelyn Blondin a demandé à ses collègues de rejeter la résolution afin de pouvoir reprendre le processus au début du prochain mandat en y intégrant une consultation publique à l’intention des résidents du nouveau district. «Je ne suis pas contre le nom Mitigomijokan, mais contre le processus, a-t-il expliqué. Je crois qu’il faut donner l’opportunité aux gens du quartier visé de se prononcer sur un nom qui les rassemble et leur ressemble et dont l’appellation relève d’un choix démocratique.» Le conseiller Marc Carrière était prêt à l’appuyer dans sa démarche.

Une fois en conseil, les deux élus se sont ralliés au reste de leurs collègues, tout en rappelant qu’ils continuaient de critiquer le processus menant à la désignation toponymique. 

Le conseiller Jocelyn Blondin

La présidente du Comité de toponyme, Myriam Nadeau, a rappelé que le nom Mitigomijokan avait fait l’objet d’une consultation auprès de la communauté de Kitigan Zibi. Elle a répété le plaidoyer fait la semaine dernière pour la reconnaissance de la présence algonquine en sol gatinois dans le contexte de la réconciliation et rappelé que le processus de désignation était intègre et respectait les façons de faire du comité. «On doit reconnaître que c’est un geste politique parce que les gens de la communauté anishinabeg méritent d’être représentés dans notre toponymie», a-t-elle insisté. 

La conseillère Audrey Bureau avait déjà fait connaître son mécontentement quant à l’absence de consultation publique dans le dossier. «Je crois que d’avoir un processus de consultation avec l’ensemble des citoyens aurait été la voie à suivre, par contre mon opposition face au processus ne va pas au-delà des valeurs que je partage avec, je pense, la majorité des citoyens quant à la réconciliation, a-t-elle précisé. Mon opposition au processus laissera donc place à la désignation choisie parce que les valeurs de réconciliation sont plus importantes.»

Le conseiller Gilles Chagnon et sa collègue Louise Boudrias ont abondé dans le même sens. «Je ne peux pas voter contre ça, mais j’espère que le processus sera amélioré dans l’avenir», a-t-elle affirmé.