Le service des infrastructures de la Ville de Gatineau a présenté un rapport sur l’état d’avancement du projet de réfection de la rue Notre-Dame, mercredi, aux membres du comité exécutif.

Notre-Dame: budget et échéancier à réviser complètement

Présenté en 2016 comme un chantier de quelque 20 millions $ visant à refaire uniquement les infrastructures souterraines et le pavage, le projet de réfection de la rue Notre-Dame a depuis grandement évolué, si bien que les estimations quant au budget et aux échéanciers ne tiennent tout simplement plus.

Le service des infrastructures de la Ville de Gatineau a présenté un rapport sur l’état d’avancement du projet, mercredi, aux membres du comité exécutif. Les fonctionnaires n’avaient toutefois pas de détails à fournir quant à l’augmentation des coûts ainsi que sur l’échéancier pour la fin des travaux. La dernière estimation des coûts remonte au budget 2019 et chiffrait le projet à 24,5 millions $. Des précisions à cet effet doivent être données au cours des prochains mois.

Il est clair, cependant, que l’année 2020 sera déterminante pour la suite de ce vaste chantier, l’un des plus importants dans le secteur Gatineau depuis des décennies. En plus de marquer la fin des études hydrauliques devenues nécessaires à la suite des inondations de 2017 et 2019, l’année qui vient permettra de poursuive l’acquisition de servitudes, de préparer les plans et devis pour les phases ultérieures du projet et de déplacer les services d’utilité publique.

Sur le terrain, les « pépines » sont attendues au printemps sur deux tronçons importants de la rue Notre-Dame, à savoir celui entre le boulevard Labrosse et la rue Monseigneur-Lemieux et le tronçon entre la rue des Sables et le boulevard Maloney Est.

Pour ce dernier tronçon qui n’a jamais été urbanisé, les fossés et les ponceaux seront remplacés par un réseau d’égout pluvial. Un trottoir sera ajouté et la chaussée sera entièrement refaite. Les appels d’offres seront lancés au cours des prochains mois.

Quant au tronçon contenu entre Labrosse et Monseigneur-Lemieux, un réseau d’égout séparé (pluvial et sanitaire) viendra remplacer le vieux réseau unitaire. Les conduites d’eau potable seront changées et un lien cyclable sera ajouté lors de la reconstruction complète de la chaussée.

« Au début, ce qui était prévu c’était uniquement de faire l’asphalte et les tuyaux, rappelle le conseiller Jean-François LeBlanc dont la majeure partie du chantier aura lieu dans son quartier. On a fait des études, rencontré des experts et on a vu qu’il n’y avait pas de piste cyclable, pas de mobilier urbain, pas beaucoup d’arbres. Il y a eu des consultations citoyennes et on a décidé de faire la même chose que ce qui est fait sur le boulevard Saint-Joseph. On a travaillé pour inclure du projet le concept de rue complète. »

Imprévus

À mesure que la réalisation des études avançait sur la rue Notre-Dame, plusieurs imprévus sont apparus ou se sont imposés, notamment en raison des inondations. Ces imprévus auront un impact budgétaire certain. « Je ne veux pas spéculer, les analyses sont faites par nos services et on en saura plus l’an prochain », s’est contenté de dire à ce sujet le président du comité exécutif, Cédric Tessier.

Au nombre des imprévus il y a l’état du réseau d’égout, des sols contaminés, la présence de roc à « très forte résistance », les exigences du ministère de l’Environnement concernant les exutoires pluviaux, la durée de vie résiduelle de certains segments du réseau d’aqueduc, et les travaux prioritaires au ruisseau Wabassee. À cela s’ajoutent quelques bonifications au projet comme un lien cyclable et l’installation des conduits pour le passage éventuel de la fibre optique. À cela s’ajoute aussi la tendance à la hausse des prix dans le marché de la construction.