Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, le directeur régional du ministère de la Sécurité publique, Denis Bélanger, et le directeur du service des communications à la Ville de Gatineau, Jean Boileau, portent attention aux explications du lieutenant-colonel Victor Bertrand des Forces armées canadiennes lors d'une conférence de presse tenue dimanche après-midi pour faire le point sur la crue des eaux.

Niveaux des rivières : la vigilance reste de mise, dit Maxime Pedneaud-Jobin

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, appelle les citoyens qui vivent dans les secteurs à risques d’inondations à ne pas baisser leurs gardes malgré un ralentissement, voire une certaine stabilisation dans la hausse des niveaux d’eau des rivières.

L’absence de précipitations dimanche et lundi est vue de manière positive par les autorités municipales. Le maire de Gatineau rappelle toutefois qu’il y avait eu une pause dans les inondations au printemps 2017, et que la seconde vague en mai avait été pire.

«La pointe qui devrait être atteinte (dans la nuit de dimanche à lundi) devrait être un peu plus élevée qu’en avril 2017, mais moins élevée que ce qu’on a vécu de pire en 2017. C’est une bonne nouvelle. Par contre, et j’insiste là-dessus, on attend de la pluie mardi, la fonte des neiges n’est pas terminée. On continue donc d’être très vigilants», a indiqué le maire Pedneaud-Jobin dimanche après-midi en conférence de presse.

La Ville de Gatineau a indiqué qu’en date de dimanche, 515 000 sacs de sable ont été distribués. Le maire Pedneaud-Jobin a encore tenu à féliciter les citoyens pour leur solidarité alors que des dizaines de citoyens continuaient l'ensachement dimanche, mais il a de nouveau demandé «aux curieux» de ne pas circuler dans les quartiers à risques d’inondations.

«C’est un problème pour nos forces policières. Nous avons été obligés de déployer du monde de plus pour gérer les curieux. Ça n’a pas de bon sens pour les organisations municipales, mais c’est aussi choquant et totalement irrespectueux des citoyens qui sont dans leur rue et qui essaient de circuler pour faire les opérations nécessaires pour se préparer à ça», a-t-il insisté.

De son côté, le Service de police de la Ville de Gatineau n’a rapporté aucun méfait en lien avec les préparatifs contre les inondations.

Forces armées sur le terrain

Le lieutenant-colonel Victor Bertrand des Forces armées canadiennes a expliqué que les militaires déployés en Outaouais sont en coordination constante avec les autorités locales, et qu’ils travaillent tout le temps avec la Sécurité publique, qui identifie les différents besoins. Dimanche, ils ont notamment placé des sacs de sable pour protéger certaines installations et ils ont vérifié des digues pour s’assurer qu’elles pouvaient tenir le coup et protéger des infrastructures.

«Nous faisons aussi des reconnaissances de routes pour déterminer si elles sont carrossables ou dangereuses, ce qui permet aux autorités locales de signaler aux citoyens les routes où l’on peut ou non circuler, a expliqué le lieutenant-colonel Bertrand. Il y a déjà d’excellentes organisations sur le terrain qui font déjà ces choses-là. Nous sommes ici pour aider et donner un coup de main quand il y a un peu plus de travail à faire.»

Le directeur régional du ministère de la Sécurité publique, Denis Bélanger, a indiqué qu’environ 100 résidences ont été inondées en Outaouais en raison de la crue printanière, que 125 personnes ont été évacuées et qu’approximativement 75 routes sont affectées par la situation.

Quant aux maisons qui sont inondées à répétition, le maire Pedneaud-Jobin dit s’opposer à la position de Québec qui pourrait forcer des déménagements pour éviter que la facture soit refilée aux contribuables chaque fois qu’il y a débordement des cours d’eau.

«Ou bien les gens restent et on immunise les quartiers, c’est-à-dire qu’on investit pour protéger les quartiers au complet pour ne plus que ça se reproduise, ou bien on leur demande de partir, mais qu’on leur verse un montant pour ne pas qu’ils partent en perdant tout», a-t-il expliqué, tout en précisant que les sinistrés voient la valeur de leur maison baisser et qu’ils sont incapables de vendre leur maison à un prix raisonnable.