La Ville de Gatineau fait appel pour la toute première fois au secteur privé pour colmater les nids-de-poule sur son territoire.

Nids-de-poule: le privé à la rescousse de Gatineau

Incapable de se sortir la tête hors de l’eau avec ses propres effectifs, Gatineau se tourne vers le privé pour l’aider à colmater les milliers de nids-de-poule qui font leur apparition aux quatre coins de la ville depuis quelques semaines.

Le comité exécutif a approuvé, mercredi, un contrat de moins de 100 000 $ à une firme privée afin d’ajouter deux équipes supplémentaires affectée à la réfection de la chaussée pour les trois prochaines semaines. « Dans les circonstances actuelles, on a besoin d’aide, a reconnu le président du comité exécutif, Cédric Tessier. La situation est vraiment exceptionnelle […], ce sera un printemps plus difficile que dans les dernières années. C’est pour ça qu’on a décidé de recourir à des mesures exceptionnelles. C’est la première fois que la Ville fait ça. »

Jusqu’à dix équipes de cols bleus peuvent être affectées au colmatage de nids-de-poule pendant le jour, et jusqu’à neuf équipes pendant la nuit. Le recours au privé permettra à la Ville d’augmenter sa force de frappe.

Plus de 13 600 nids-de-poule ont été colmatés depuis le 1er janvier sur les quelque 3000 km de chaussée à Gatineau. Malgré une année « exceptionnelle » où les nids-de-poule sont plus nombreux et plus imposants quel l’an passé, il y a actuellement 1300 nids-de-poule colmatés de moins qu’en 2018 et près de 3000 de moins qu’en 2017 à pareille date.

« À la base, les infrastructures sont vieillissantes, note M. Tessier. On ne peut pas empêcher les nids-de-poule de se former. Une fois que la rue est vieille, que l’eau s’infiltre, qu’elle gèle et dégèle, l’asphalte commence à partir. »

Soufflage et déglaçage en révision

Le conseil municipal, à la majorité, a par ailleurs donné son aval, mardi, à la création d’un sous-comité temporaire du comité exécutif qui sera chargé de revoir la façon de gérer les opérations de soufflage et de déglaçage, deux éléments qui ont donné bien des maux de tête à l’administration et aux citoyens au cours des dernières semaines. 

Les conseillers Jean Lessard, Cédric Tessier, Audrey Bureau et Isabelle N. Miron y siégeront. Un poste demeure vacant. Il doit être comblé en avril. La conseillère Louise Boudrias qui militait pour un comité permanent sur l’ensemble des opérations des travaux publics a décliné l’invitation à prendre part au comité proposé par le comité exécutif. 

Le sous-comité temporaire aura environ deux mois pour revoir la façon de mener les opérations et pour présenter des scénarios au conseil municipal en prévision de l’adoption du budget de déneigement pour l’hiver prochain.