Nids-de-poule à Gatineau: le privé forcé de retirer des travailleurs sans cartes de compétences

Vendu aux Gatinois comme une façon de colmater plus de nids-de-poule, plus rapidement, au plus fort de la saison, le recours par Ville à une entreprise privée pour prêter main-forte aux cols bleus n’aura finalement pas tous les effets escomptés.

Au moment de l’annonce, la semaine dernière, le président du comité exécutif, Cédric Tessier, affirmait que l’embauche d’une firme privée permettait d’ajouter, sur le terrain, deux équipes de travailleurs, pendant les trois prochaines semaines, pour boucher des nids-de-poule.

Une enquête menée par la Commission de la construction du Québec (CCQ) est toutefois venue changer les plans de la Ville cette semaine. La firme LPV doit retirer une de ses deux équipes des rues de Gatineau parce que ses travailleurs n’ont pas les cartes de compétences obligatoires en vertu de la loi. M. Tessier précise que l’entreprise honorera son contrat, mais au lieu de le faire de manière intensive pendant trois semaines, elle étendra son travail sur six semaines. 

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Le service des communications avait précisé au Droit, la semaine dernière, que le recours à l’entreprise LPV devait permettre, selon les cas, de colmater entre 50 et 150 nids-de-poule de plus par jour, pendant trois semaines. Ainsi, à une seule équipe, il faut s’attendre à un apport supplémentaire de 25 à 75 nids-de-poule colmatés de plus par jour, pendant six semaines. 

M. Tessier a tenté de minimiser l’impact de cette enquête de la CCQ sur la force de frappe dont voulait se doter Gatineau pour les prochaines semaines. «Ce n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle, a-t-il dit. C’est juste différent. Oui, c’était préférable d’ajouter deux équipes, mais là nous en ajoutons une qui sera là plus longtemps. On aura assez de nids-de-poule pour tout le monde j’en suis certain.»

Le président du comité exécutif a précisé s’attendre à ce que les firmes embauchées par la Ville respectent la loi. «Mais ce n’est pas à la Ville de vérifier que tout le monde a sa carte de compétence», a-t-il ajouté.