La ministre de l’Environnement et du Développement durable, Isabelle Melançon, était de passage au Sommet ÉVO, à Gatineau.

Neuf millions pour les conseils régionaux

Les conseils régionaux en environnement (CRE) du Québec verront leurs budgets augmenter de manière substantielle pour la première fois en 17 ans. La ministre de l’Environnement et du Développement durable, Isabelle Melançon, a profité du Sommet ÉVO sur la transition énergétique tenu à Gatineau, vendredi, pour annoncer un investissement de 9 millions $ sur cinq ans pour les 16 conseils régionaux en environnement de la province.

Pour l’année 2018-2019, c’est une somme de 1,8 million $ qui sera injectée dans ces organisations.

Le regroupement national des CRE profitera d’un financement annuel supplémentaire de 350 000 $. Pour le Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO), cet investissement permettra de doubler son financement gouvernemental annuel qui atteindra maintenant 200 000 $.

« Ces organismes jouent un rôle important, ils contribuent à la mission du ministère, particulièrement en matière de gestion durable de l’eau, de développement durable et dans la lutte aux changements climatiques, a noté la ministre Melançon. Plusieurs seront aussi nos alliés dans le déploiement de notre stratégie nationale de l’eau qui sera présentée en juin. »

Le directeur général du Regroupement national des CRE du Québec, Vincent Moreau, voit cette annonce gouvernementale comme un moment décisif pour la protection de l’environnement au Québec. « Ça démontre la compréhension du gouvernement du Québec et l’importance d’agir en environnement, a-t-il indiqué. Les gens réalisent de plus en plus que l’environnement fait partie de la nouvelle économie. On ne peut plus faire du développement économique sans considérer l’environnement, la biodiversité et la protection de nos milieux naturels. C’est notre première arme pour s’adapter aux changements climatiques. »

La ministre Melançon a aussi annoncé que les quatre organismes de bassin versant (OBV) de l’Outaouais se partageront une enveloppe supplémentaire de 3 millions $ pour les trois prochaines années. L’argent permettra notamment à ces organismes d’appuyer le gouvernement dans la mise en œuvre de la stratégie nationale sur l’eau.

VERS LA BIOMÉTHANISATION

L’enfouissement des matières organiques sera interdit au Québec en 2020 et le gouvernement du Québec affiche un penchant certain pour la biométhanisation comme solution de rechange.

« C’est l’innovation qui va sauver la planète, insiste la minière de l’Environnement du Québec, Isabelle Melançon. La biométhanisation est devenue beaucoup plus faisable et pensable aujourd’hui qu’il y a dix ans. »

La ministre cite en exemple le biométhaniseur de Saint-Hyacinthe qu’elle a récemment visité.

« C’est extraordinaire, lance-t-elle. Le gaz naturel qu’on extrait de ça peut se revendre. Ça permet de fournir de l’énergie pour les maisons ou pour les entreprises qui souhaitent faire un virage vert. »

La Ville de Gatineau réfléchit actuellement à un vaste plan pour éliminer complètement l’enfouissement de ses déchets.

Les matières organiques sont pour leur part transportées dans l’Est ontarien pour en faire du compost, mais la gestion de la totalité des déchets fait partie de l’analyse en cours.