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L’organisme A.B.C. Stratégies propose de racheter une portion du site Zibi afin d’héberger le futur Musée fluvial national Philemon-Wright.
L’organisme A.B.C. Stratégies propose de racheter une portion du site Zibi afin d’héberger le futur Musée fluvial national Philemon-Wright.

Musée fluvial national: A.B.C. Stratégies propose de racheter un hectare du site Zibi

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
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L’organisme A.B.C. Stratégies propose de racheter une portion du site Zibi afin d’héberger le futur Musée fluvial national Philemon-Wright.

Dans un courriel envoyé au président de Zibi, Jeff Westeinde, dont Le Droit a obtenu copie, A.B.C Stratégies souligne, au nom de ses partenaires financiers, son intérêt envers l’acquisition d’un hectare de terrain situé à l’ouest de la rue Eddy. Ce morceau de terre comprend d’ailleurs huit bâtiments historiques abandonnés.

« On a informé Zibi de notre intention de racheter et on leur demande de faire part de leurs attentes au niveau de la tarification », explique au Droit la responsable de l’action culturelle chez A.B.C. Stratégies, Isabelle Regout. 

« Zibi a arrêté d’opérer le site de façon industrielle quand ils se sont portés acquéreurs. Il y a donc un changement de vocation du site et pour nous c’est l’opportunité de transformer ce lieu qui est très identitaire en Outaouais. »

Mme Regout précise que ce n’est pas A.B.C. Stratégies qui fera l’acquisition du site, mais que son rôle est plutôt de faire les démarches afin de faciliter l’arrivée du Musée fluvial national qui retracera l’histoire de l’industrie forestière au Canada.

« On veut que la communauté anticipe qu’il y aura un projet muséal qui est beaucoup mieux équipé au niveau des ressources financières pour prendre soin de tout l’aspect architectural, historique et archéologique du site. Ça fait sept ans [que Zibi est] propriétaire de ces bâtiments et on n’a pas vu une vraie première étape pour sauvegarder ces immeubles. Ça nous préoccupe. » 

Le terrain d’un hectare convoité par l’organisme est situé à l’ouest de rue Eddy et au sud de la promenade du Portage. Parmi les bâtiments historiques à protéger, on y retrouve notamment l’ancienne usine E.B. Eddy.

L'ancienne usine E.B. Eddy

« C’est dans cet hectare qu’on retrouve les plus importants vestiges de la région. L’identité régionale y est étroitement liée. On ne peut pas laisser ça entre les mains d’un promoteur immobilier, aussi vertueux qu’il soit, parce que c’est un site qui doit appartenir aux citoyens. »

« La E.B. Eddy est probablement un des sites les plus sensibles pour les citoyens dans la région. Ça fait quand même 20 ans que les citoyens ont réclamé une protection. Il ne faut pas mettre des bureaux ou un supermarché sur ce site parce que ces lieux-là doivent appartenir au public et non au privé », poursuit Mme Regout.

Rappelons que la Ville de Gatineau avait manifesté cet automne son intention de protéger un important secteur historique près de la chute des Chaudières. La Ville avait alors souligné que le site revêt une grande importance au niveau historique et industriel.

A.B.C. Stratégies avait d’ailleurs fait des démarches en juin dernier pour que ce secteur soit classé patrimonial par le gouvernement du Québec.

« Le classement va avoir lieu », assure Mme Regout. « Il va y avoir 7 hectares qui vont être protégés. De ce lot, il y a 4,5 hectares qui appartiennent déjà au gouvernement du Québec. Il y a aussi 1,5 hectare qui appartient à Hydro Ottawa. L’autre hectare appartient à Zibi. »

Le processus de citation patrimoniale enclenché par la Ville devrait durer plusieurs mois et comprendra des consultations publiques.