Les plans du nouvel aréna Guertin présentaient un environnement vitré, chose qui devrait changer selon Vision multisports Outaouais.

Moins de verre, plus de tôle

Une dizaine de dérogations mineures demandées par Vision multisports Outaouais (VMSO) sur lesquelles le conseil municipal devra statuer le mois prochain pourraient venir changer de façon importante l’allure du futur aréna Guertin, a appris Le Droit.

L’organisme retenu par la Ville pour réaliser et gérer le futur domicile des Olympiques de Gatineau ainsi que les trois glaces communautaires qui y seront rattachées dans le secteur de place de la Cité est en demande auprès de l’urbanisme pour, entre autres, modifier de façon importante, le revêtement à utiliser dans la construction de l’immeuble, pour réduire la hauteur minimale à respecter de trois à cinq étages, et pour diminuer la surface gazonnée ou paysager autour du futur complexe.

Les premières esquisses présentées par VMSO laissaient entrevoir un bâtiment largement vitré. Le verre, au même titre que la brique ou le béton architectural sont des matériaux de type 1 dans le jargon du service de l’urbanisme. VMSO demande à la Ville de lui permettre de réduire l’utilisation de ce type de matériau de manière importante sur toutes les façades de l’immeuble pour le remplacer par un matériau de type 4, essentiellement de la tôle prépeinte, en acier ou en aluminium. Selon les façades, la proportion de matériau de type 1 pourrait passer de 90 % à une utilisation variant entre 65 % et 9 %. Inversement, l’utilisation de la tôle passerait de 35 % à 91 % selon les façades.

Si le conseil accepte les dérogations demandées par VMSO, la verdure sera aussi beaucoup moins présente autour du futur complexe multiglaces. La bande de verdure minimale au pourtour du terrain passerait d’un mètre à absolument rien. Quant à la superficie gazonnée ou autrement paysager devant le bâtiment dit principal, elle passerait de 80 % à 20 %.

Contrôler les coûts
En janvier dernier, Le Droit révélait qu’en raison des délais pour obtenir le certificat d’autorisation environnementale, la Ville de Gatineau avait perdu la garantie dont elle bénéficiait sur le prix de 79 millions $ pour la construction du futur complexe. Ce prix qui exclut le stationnement étagé était garanti jusqu’au 31 octobre.

Le directeur du projet pour VMSO, Alain Bastarache, n’a pas voulu entrer dans les détails des demandes de l’organisme et a rappelé qu’il appartiendra au Comité consultatif d’urbanisme et au conseil municipal de statuer. Il a toutefois laissé entendre que ces changements s’inscrivaient dans les efforts importants déployés par VMSO pour respecter le prix proposé à l’origine par l’organisme, même s’il n’est plus forcé de le respecter. Le modèle utilisé par VMSO pour la réalisation du complexe, la gérance de construction, permet des ajustements tout au long de la réalisation du projet.

« VMSO m’a donné le mandat, sinon le défi de faire tous les efforts possibles pour respecter l’enveloppe prévue au départ, assure-t-il. Nous sommes toujours en phase de conception et nous tentons de demeurer dans l’enveloppe de départ. C’est un défi que je tente de relever avec nos professionnels. Nous travaillons très très fort là-dessus. Mais comme dans tous les défis, il y a toujours deux fins possibles. Tu réussis, ou tu ne réussis pas. Je suis confiant d’y arriver. »

M. Bastarache précise que des changements peuvent être apportés au revêtement du bâtiment sans nuire à sa qualité ni à son allure.

Refusant d’entrer dans les détails tant que le conseil n’aura pas approuvé les changements, il mentionne tout de même trouver la nouvelle mouture plus belle que l’ancienne.