Le conseiller de Deschênes, Mike Duggan

Mike Duggan, irrité par les propos d’un haut fonctionnaire

Le conseiller Mike Duggan digère très mal que la haute direction de la Ville de Gatineau, selon sa lecture, lui fasse porter le blâme pour les retards dans la réalisation de la première phase des travaux pour régler le problème de l’eau jaune.

Dans l’édition du Droit de mardi, le directeur général adjoint responsable du service des infrastructures, André Turgeon, explique que la Ville a retardé la planification de la première phase de travaux déjà reportés à 2018 à la demande du conseiller Duggan. Ce dernier, une fois réélu, en novembre 2017, a voulu reprendre le processus de consultation pour la mise en place d’une taxe d’amélioration locale qui aurait permis l’installation d’un égout sanitaire en même temps que le changement d’une conduite d’aqueduc sur une partie du chemin Vanier.

«On n’aime pas se faire dire qu’on est en retard, c’est nous qui avons le fardeau de dire qu’on n’a pas pu réaliser les travaux, mais en même temps, on est à l’écoute des élus du conseil», a affirmé M. Turgeon. 

Ces propos du haut fonctionnaire ont vivement irrité M. Duggan. Il a d’ailleurs interpellé la direction générale de la Ville, mardi matin, afin de mettre cet incident au clair. «Je trouve ça très bizarre qu’un haut gestionnaire dénonce les agissements d’un élu, note M. Duggan. C’est très sérieux et ça brasse beaucoup à l’interne ce matin. Je n’ai jamais vu ça. Je n’ai certainement pas à prendre le blâme pour les retards du service des infrastructures. Il y avait pour 56 millions $ de travaux en retard à Gatineau à la fin 2017. Le problème ne vient certainement pas de moi.»

M. Duggan soutient que son intervention politique dans le dossier n’a pas provoqué de nouveaux délais dans le dossier de l’eau jaune. «Les plans et devis étaient déjà très avancés, dit-il. La réponse à la consultation a été négative. L’administration aurait très bien pu faire les travaux cet été.»