Thérèse Gauvreau a été tuée à sa résidence du 171, boulevard Cité-des-Jeunes, à Gatineau.

Meurtre de Thérèse Gauvreau: la famille obtient 115 000$ de la Ville de Gatineau

La famille de Thérèse Gauvreau, cette dame de 83 ans battue à mort dans sa résidence du secteur Hull en janvier dernier, recevra une compensation de 115 000$ de la part de la Ville de Gatineau.
Le conseil exécutif a donné le feu vert à cette entente hors cour en adoptant à huis clos une résolution en ce sens, le 5 juillet dernier, indique le Service des communications, qui confirme du même coup le montant qui sera versé. 
Une mise en demeure avait été envoyée à la Ville par la famille de la défunte, le long délai d'intervention des policiers ayant été pointé du doigt pour expliquer le décès de l'octogénaire. Depuis, des discussions avaient lieu entre les deux parties. 
« Il est dans l'intérêt de la Ville de Gatineau de régler le présent dossier conformément à l'entente de principe intervenue », peut-on lire dans la résolution adoptée. 
31 minutes
Le 18 janvier dernier, Jean-François Dupuis, un jeune homme de 21 ans, se serait introduit dans la résidence située au 171, boulevard Cité-des-Jeunes, où il aurait assassiné Thérèse Gauvreau, après avoir tenté en vain d'entrer dans la maison d'un voisin.
Ce dernier avait composé le 9-1-1 en signalant la présence « d'un homme agité au comportement louche ». Le présumé meurtrier a été arrêté sur les lieux et a subi une évaluation psychiatrique, laquelle a permis de conclure qu'il est apte à subir son procès. 
Le centre d'appels 9-1-1 avait ensuite été mis sur la sellette parce que les policiers ont mis 31 minutes à se rendre à la maison de l'octogénaire après l'appel d'urgence, en raison d'une erreur de jugement et de codification d'un préposé, qui n'est depuis plus à l'emploi du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). En temps normal, une autopatrouille aurait dû être envoyée en priorité dans les 60 secondes suivant la réception de l'appel d'urgence, avait affirmé le chef du SPVG, Mario Harel, un dérapage qu'il avait qualifié de cas isolé.
Lors du drame, puisque tous les véhicules étaient occupés et que la cote de priorité accordée était plus basse, aucun véhicule n'a été envoyé sur-le-champ pour répondre à cet appel. Une demande d'intervention pour un cas de violence conjugale dans le même secteur avait été logée au 9-1-1 quelques minutes auparavant, si bien que ce n'est que dès qu'une autopatrouille s'est libérée - après une pause repas - que des agents ont été envoyés au domicile de Mme Gauvreau, sans toutefois avoir d'information sur le contexte d'urgence. Une fois sur place, ils ont découvert le corps inanimé de la dame et le suspect qui se trouvait à l'arrière de la résidence.
Restructuration au 9-1-1
Rappelons que les constats qui découlent du meurtre survenu l'hiver dernier ont forcé le SPVG à entreprendre une importante restructuration du centre d'appels 9-1-1. Il a demandé et obtenu du conseil municipal une augmentation de 765 000 $ du budget du centre d'appels dans le but de procéder à l'embauche de dix nouveaux employés, dont un cadre supplémentaire et un formateur, d'ici l'an prochain. Le corps policier s'engage aussi à obtenir la certification du gouvernement provincial pour le centre, ce qui nécessitera des investissements de l'ordre d'un million $.
La Ville de Gatineau n'a pas voulu commenter l'entente hors cour.