La garde rapprochée du maire Maxime Pedneaud-Jobin n'hésite pas à intervenir auprès de citoyens sur les réseaux sociaux.

Médias sociaux: un outil et une menace à gérer

Jamais un maire gatinois et son équipe n'avaient utilisé les réseaux sociaux d'une façon aussi intensive à Gatineau. À un an de la fin du présent mandat, M. Pedneaud-Jobin n'a pas l'intention de changer quoi que ce soit à cette façon de faire.
Maxime Pedneaud-Jobin a commencé à se servir des médias sociaux très tôt dans sa carrière politique. Une fois devenu maire, en novembre 2013, il n'a fait qu'accroître sa visibilité sur ces plateformes avec, entre autres, des vidéos explicatifs et des résumés de ses journées de travail. Sa garde rapprochée au cabinet n'hésite pas à intervenir directement sur Facebook auprès des citoyens qui émettent des opinions concernant des dossiers municipaux.
Cynisme et confiance
Le maire de Gatineau était invité, mardi, à prononcer une conférence intitulée « interagir pour lutter contre le cynisme et rétablir la confiance » dans le cadre d'un événement organisé à Montréal sur l'importance des médias sociaux pour le secteur public. 
« Les réseaux sociaux sont un outil supplémentaire à notre disposition, mais c'est aussi une menace, lance le maire de Gatineau. Il y a beaucoup de faussetés qui circulent et il faut les gérer, il faut répondre et être présent dans cet univers comme nous le sommes dans les médias traditionnels. Le défi qu'on a au bureau c'est de faire la différence entre ce qui est important et ce qui ne l'est pas. Faire la différence entre la crisette de gens qui chialent et les vrais enjeux de communication. »
Quiconque suit un tant soit peu l'actualité politique gatinoise et porte une attention aux débats qu'elle provoque sur les réseaux sociaux auront remarqué qu'il n'est pas rare de lire les interventions de l'attachée de presse du maire, Laurence Gillot, ou de ses conseillers politiques, Patrick-Robert Meunier et François Léveillé. Ils assurent une présence constante dans certains forums de discussion, parfois pour répondre directement à des questions, souvent pour rectifier des faits énoncés qu'ils jugent erronés. 
« Il y a des gens qui ne seront jamais satisfaits et qui vont toujours tout critiquer, note le maire Pedneaud-Jobin. On ne passera pas trois jours à argumenter avec eux. On explique notre version des choses et on arrête. »
Le maire Pedneaud-Jobin est convaincu que cette façon de faire permet de solidifier le lien de confiance entre la fonction de maire et les citoyens. « Ça ne se transforme pas nécessairement en appui politique, mais ça permet de développer une relation de confiance avec les gens et c'est pour ça qu'on n'arrêtera pas d'être présents dans les médias sociaux, dit-il. Ça permet aux gens de mieux comprendre les enjeux. Parfois, ils vont se rendre compte que le travail de maire est plus compliqué qu'ils ne le pensaient et que certains dossiers sont plus complexes qu'ils ont l'air. »