Le conseiller Maxime Tremblay n’aura pas lâché prise très longtemps.

Maxime Tremblay se verrait chef de cabinet

Le conseiller Maxime Tremblay n’aura pas lâché prise très longtemps. Celui qui en était à sa dernière séance du conseil, mercredi, après huit ans de politique municipale, sera très visible dans l’entourage du candidat indépendant à la mairie, Denis Tassé, au cours des prochaines semaines.

Le Droit a appris que M. Tremblay vient d’intégrer officiellement l’équipe de campagne de M. Tassé. Il participera aux décisions stratégiques du candidat. Le nom de Maxime Tremblay a même été évoqué par plusieurs sources au cours des derniers jours comme candidat sérieux au poste de chef de cabinet si Denis Tassé devait l’emporter le 5 novembre prochain. 

«Cette décision reviendra au maire, a insisté M. Tremblay, mais effectivement, c’est un poste important qui pourrait m’intéresser. Je crois qu’il y a différentes façons de faire de la politique et il y a différentes fonctions intéressantes au cabinet du maire de Gatineau. Là, on va commencer par gagner.» 

Pas de discussion

M. Tremblay assure toutefois ne pas avoir eu de discussion formelle avec M. Tassé à ce sujet. 

Denis Tassé a confirmé que Maxime Tremblay s’était joint à son équipe et qu’il donnait «un coup de main». «J’apprécie sa présence et sa confiance», a indiqué M. Tassé. 

La séance du conseil municipal de mardi a été la goutte qui a fait déborder le vase, explique M. Tremblay. L’opposition d’Action Gatineau à certains projets immobiliers l’a convaincu, dit-il, de poursuivre son implication politique auprès de M. Tassé. 

«Le parti est contre Place des peuples, il a voté contre Place des ambassades, contre Place des festivals et contre le projet de Toyota Gatineau, dit-il. Ça ne fonctionne pas. J’ai vu le maire Pedneaud-Jobin agir pendant quatre ans au comité exécutif et sa méthode de gestion de la Ville est un échec selon moi. Réélire ce maire c’est un retour aux années 1960. C’est un parti qui n’a pas de tête, pas de queue. On ne sait pas où on s’en va avec M. Pedneaud-Jobin. Il n’a fait que chercher la confrontation avec tout  le monde pendant tout le mandat. Il l’a fait avec les citoyens, avec les gens d’affaires, avec l’Ombudsman et avec le reste du conseil.»