Québec a déjà confirmé qu’il allait financer 60 % du train léger de Gatineau.

Maxime Pedneaud-Jobin s'exprime sur...

Lors de son entretien avec Le Droit, le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin a fait le point sur différents sujets qui marquent l'actualité régionale.

Le train léger

Après avoir vu au cours des derniers jours Montréal et Québec parvenir à boucler le financement de leurs grands projets de transport, le maire Maxime Pedneaud-Jobin s’attend à ce que son projet de train léger soit le prochain sur la liste à connaître son dénouement.

« Ce qui est intéressant, dit-il, c’est que le gouvernement a fait preuve d’énormément de créativité pour Montréal et Québec. Je m’attends au même effort pour Gatineau. »

Québec a déjà confirmé qu’il allait financer 60 % du train léger de Gatineau. Il reste à s’entendre avec le fédéral pour trouver les centaines de millions manquants pour attacher le financement nécessaire à ce projet évalué à 2,1 milliards $.

Le maire Pedneaud-Jobin semble toutefois peu confiant de pouvoir en arriver à un règlement avant le déclenchement des élections fédérales cet automne.

« On fait tout ce qu’on peut, mais on commence à manquer de semaines, a-t-il reconnu. Il faut attacher ça avant la fin de l’année. Le temps joue contre nous, c’est déjà difficile dans l’ouest, mais dans dix ans on sera vraiment dans le trouble. »

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Le prochain pacte fiscal

Le monde municipal s’attend à avoir en main un nouveau pacte fiscal, négocié et signé avec le gouvernement du Québec, avant la fin du mois de septembre.

Le maire Pedneaud-Jobin ne cache pas souhaiter que le gouvernement fasse des pas importants dans la réforme de la fiscalité municipale, même s’il reconnaît que les derniers signaux envoyés par le premier ministre François Legault sont plutôt décourageants à ce chapitre.

Lors du dernier pacte fiscal imposé par l’ancien gouvernement libéral, la Ville de Gatineau avait été contrainte de trouver, à la dernière minute, des économies récurrentes de 16 millions sur quatre ans.

« Cette fois, on veut rattraper le retard, on veut des gains, lance M. Pedneaud-Jobin. Il ne faut pas rater l’occasion de ce pacte fiscal pour réformer la fiscalité municipale. Ce sont les villes qui sont au front, qui doivent improviser, s’adapter et protéger ses gens. Il y a un bout qu’on peut faire avec la taxe foncière, mais sans vouloir tout ramener aux inondations, si les changements climatiques continuent dans cette façon, ça va prendre des villes plus solides qui auront la capacité financière et fiscale de s’adapter à des choses qu’on ne connaît pas du tout. »

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Les débats au conseil

Le maire Pedneaud-Jobin a de nouveau dû défendre la nouvelle gouvernance lors de son bilan de mi-année, vendredi.

Officiellement mise en place en avril dernier, cette réforme du fonctionnement des structures démocratiques de la Ville de Gatineau a suscité plusieurs critiques de certains élus et des médias. M. Pedneaud-Jobin a répété qu’à son avis, il n’y a pas plus de huis clos qu’avant à Gatineau. Il estime par ailleurs être « sur la bonne voie pour améliorer le débat public et la prise de décision ».

Interpellé sur le peu de débats entre élus à la table du conseil, M. Pedneaud-Jobin a affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un problème de gouvernance, mais plutôt d’un choix de se taire que font des individus.

« Si les gens ne débattent pas une fois rendus en conseil, il faut en parler aux gens qui ne débattent pas, a-t-il lancé. Moi, je donne mon opinion, mais s’il n’y a pas de gens qui lèvent la main pour expliquer leur désaccord, c’est leur choix. Je ne peux pas les forcer à débattre. Mais ça, ce n’est pas un problème de gouvernance. »