Maxime Pedneaud-Jobin a devancé ses adversaires Denis Tassé et Sylvie Goneau mais n’a pas obtenu la majorité souhaitée au conseil municipal.

Maxime Pedneaud-Jobin réélu, mais sans la majorité

Les Gatinois ont reporté au pouvoir le chef d’Action Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, dimanche, mais sans lui offrir la marge de manoeuvre qu’il souhaitait à la table du conseil pour être en mesure d’imposer son programme dès le jour un de son deuxième mandat.

M. Pedneaud-Jobin a visiblement profité de la division du vote afin de conserver son poste de maire de Gatineau. Il a perdu des appuis au suffrage universel par rapport à 2013. Il a été réélu avec 45 % des voix, une baisse de sept points de pourcentage par rapport à sa victoire d’il y a quatre ans. 

Son principal adversaire dans cette course à la mairie, Denis Tassé, a obtenu 30 % des voix. Pour sa part, Sylvie Goneau n’a obtenu que 17 % des suffrages. Les deux autres candidats à la mairie, Clément Bélanger (5 %) et Rémi Bergeron (2 %), ferment la marche. 

Action Gatineau n’a pas obtenu la majorité souhaitée au conseil municipal, mais a tout de même été en mesure d’augmenter sa présence autour de la table. Les gains de Maude Marquis-Bissonnette dans le Plateau et de Cédric Tessier dans Hull-Wright, deux districts auparavant occupés par des élus indépendants, ont été salutaires pour le parti. Ils viennent pallier la perte de Richard Bégin, qui a perdu ses élections par 270 votes aux mains de Mike Duggan dans le district de Deschênes, et la défaite inattendue pour les partisans d’Action Gatineau d’Aurèle Desjardins dans Lac-Beauchamp.

Plusieurs des élus indépendants les plus critiques de M. Pedneaud-Jobin sont de retour au conseil, à savoir Louise Boudrias, Jocelyn Blondin, Mike Duggan et Marc Carrière. 

C’est un Maxime Pedneaud-Jobin fier de sa victoire, mais visiblement déçu de ne pas avoir la majorité au conseil, qui s’est présenté devant ses partisans réunis aux Brasseurs du temps, dans le secteur Hull. « C’est une belle victoire, mais pas encore assez satisfaisante qu’elle aurait dû l’être, a-t-il lancé. Le choix des Gatinois à la mairie est clair, c’est notre programme. Si les Gatinois restent cependant prudents face au parti, je suis convaincu qu’on reste du bon côté de l’histoire. On tend la main aux élus qui ne sont pas de notre équipe et on espère qu’eux aussi nous tendront la main pour qu’on applique le programme qui a gagné. »

Il a affirmé qu’il souhaitait pouvoir convaincre rapidement le nouveau conseil municipal d’aller de l’avant avec le programme qui l’a reporté au pouvoir. « J’espère que ça ne prendra pas 15 mois comme au premier mandat, a-t-il dit. Nous voulons avancer rapidement. »

Tassé et Goneau

Denis Tassé a pour sa part indiqué que le nombre de candidats à la mairie a « fait la différence » dans ce scrutin. « Maintenant, je souhaite que le maire réélu travaille avec tous les élus indépendants qui sont majoritaires à la table du conseil, a-t-il dit. Il ne peut pas continuer de les isoler. »

Denis Tassé

Sylvie Goneau a rappelé qu’il est difficile de déloger un maire après un seul mandat.

Sylvie Goneau

Elle ajoute toutefois que le maire doit prendre acte de la décision des électeurs. « Il faut que M. Pedneaud-Jobin comprenne que les Gatinois ne votent pas pour des candidats d’un parti, mais pour des gens qui ont des idées et des valeurs avant tout », a-t-elle indiqué.