Le conseiller Marc Carrière considère que la situation est inacceptable et dénonce la pluie de mises en demeure reçue par la Ville de Gatineau.

Marc Carrière exige des explications

Le conseiller et président de la Commission de la sécurité publique et de la circulation, Marc Carrière, dénonce «la pluie de mises en demeure» reçue par la Ville de Gatineau depuis l'entrée en fonction du nouveau conseil municipal, notamment la plus récente par l'entreprise Remorquage Henrie.
M. Carrière a contacté LeDroit hier matin pour réagir à la situation considérée inacceptable par le conseiller municipal. «Je suis inquiet que le service de police se retrouve sans remorqueur, sans endroit où mettre les véhicules. Du jour au lendemain, qu'il y ait un accident majeur et qu'on ne soit pas capable de dégager la voie. On a l'air de quoi?»
«Depuis le 10 avril, on reporte, on reporte, on reporte. Je me demande moi si les remorqueurs vont attendre longtemps comme ça. À un moment donné, ils vont finir par se tanner», ajoute le conseiller.
Marc Carrière estime qu'il est anormal qu'autant de personnes enclenchent des procédures judiciaires contre la Ville de Gatineau. Selon lui, les délais dans le traitement des dossiers sont principalement responsables de la situation, notamment dans le cas du contrat pour le remorquage et la gestion des fourrières. «Tout ce qui traîne se salit, on en a la preuve là.»
Vendredi, l'entreprise du secteur Hull a mis la Ville de Gatineau en demeure. Remorquage Henrie exigeait qu'elle rejette la soumission du plus bas soumissionnaire, Aylmer Collision & Remorquage, dans l'appel d'offres pour les services de remorquage et de fourrière pour l'ouest de la ville.
Le propriétaire de Remorquage Henrie, Marc Dubé, alléguait que le terrain choisi par son compétiteur avait été remblayé illégalement puisqu'il était considéré comme un milieu humide par la Ville de Gatineau.
M. Carrière ne souhaite pas prendre la part de l'un ou l'autre des entrepreneurs dans ce dossier. Il demande toutefois à ce que la question soit amenée rapidement au conseil municipal ou au comité exécutif pour être étudiée.
«Il faut aller avec le plus bas soumissionnaire conforme, et je mets l'accent sur conforme. À partir de là, qu'on amène ça au conseil et qu'on prenne la décision.»
jpaquette@ledroit.com