Le conseiller du district Masson-Angers, Marc Carrière, souhaitait financer à même son budget discrétionnaire un projet de la Corporation de développement touristique de la Basse-Lièvre, une organisation présidée par son épouse.

Marc Carrière en conflit d'intérêts? Le CE met les freins

Le conseiller de Masson-Angers, Marc Carrière, était-il en train de se placer en conflit d'intérêts en offrant 25 646 $ de son budget discrétionnaire à la Corporation de développement touristique de la Basse-Lièvre pour financier l'illumination des réservoirs d'eau de la centrale de Masson dans le cadre des fêtes du 150e ?
Le comité exécutif de la Ville de Gatineau n'a pas voulu prendre de chance, mercredi matin, en retirant cette résolution de l'ordre du jour. 
« C'est un domaine où nous sommes prudents et nous avons préféré retirer la résolution, a indiqué le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Il y a un lien personnel entre le conseiller et une personne de l'organisation. Est-ce que c'est correct ? Avant de voter là-dessus, je veux être sûr qu'il n'y a pas de conflit d'intérêts, ou d'apparence de conflit d'intérêts. C'était sage de la retirer. »
Il se trouve que la conjointe de M. Carrière, Isabelle Chaput, est la présidente de la Corporation de développement touristique de la Basse-Lièvre. Le comité exécutif a automatiquement mis les frein. 
« Une mesure de prudence, a ajouté le maire. Il ne faut pas que M. Carrière se mette dans une position de conflit d'intérêts, ou d'apparence de conflit d'intérêts. Il y a des conséquences importantes pour les conseillers qui font ça. »
Le principal intéressé rejette tout conflit d'intérêts dans ce dossier. « Il n'y a aucun conflit d'intérêts, du tout, jamais, jamais, jamais, a-t-il affirmé au Droit. Ma relation avec Mme Chaput est connue à l'administration, je l'ai déclarée dès le départ, il n'y a pas de conflit d'intérêts, il n'y a pas de surprise pour personne là. Il n'y a pas d'avantage pécuniaire. »
M. Carrière salue tout de même la « sagesse » du comité exécutif. « S'ils ont des doutes, il font la bonne chose », dit-il. 
Un avis juridique sur la question devrait être transmis au comité exécutif sous peu.