Un cyliste s'est fait happer par une automobile dans le secteur de l'intersection de la rue Main et du boulevard Maloney.

Maloney, «pas évident» pour les cyclistes

Un automobiliste pourrait être accusé de délit de fuite, après avoir happé un cycliste par-derrière, pour ensuite poursuivre sa route sans lui venir en aide, sur le boulevard Maloney, à Gatineau.
L'incident s'est produit peu après 2 h, dans la nuit de lundi à mardi.
Le cycliste, roulant dans la voie de droite, a été projeté au sol. L'automobiliste et le cycliste circulaient vers l'est, près de la rue Main, où s'est produit l'impact malheureux.
Le conducteur fautif a poursuivi sa route avant d'être rattrapé par les policiers, qui l'ont transporté au poste de police pour interrogatoire.
Le cycliste de 40 ans a été transporté à l'hôpital. Ses blessures ne mettent pas sa vie en danger. La collision a été assez forte pour détruire son vélo.
Les techniciens en identité judiciaire et en reconstitution de scènes de la police de Gatineau se sont rendus sur les lieux pour éclaircir les circonstances de la collision, et la responsabilité des deux personnes impliquées.
L'agente Andrée East, de la police de Gatineau, a indiqué mardi après-midi qu'aucune accusation n'avait encore été portée contre l'automobiliste.
« Pas évident »
Le passage des cyclistes sur ce tronçon du boulevard Maloney « n'est pas évident », selon le vice-président d'Action-Vélo Outaouais, Daniel Varin. « La ligne blanche pleine, sur le bord de la route, ne donne qu'un espace d'environ 50 centimètres au cycliste. » La loi exige des automobilistes qu'ils libèrent un espace de 1,5 mètre lors des dépassements.
Selon l'organisme représentant les cyclistes de la région, Gatineau souffre toujours de l'absence d'un lien sécuritaire, d'une « colonne vertébrale » permettant aux cyclistes de rouler d'est en ouest à travers la ville.
« Il y a plusieurs bonnes pistes cyclables, dit M. Varin. Mais plusieurs (comme celle qui se trouve derrière l'Université du Québec en Outaouais) ne sont pas directes. Ce sont des chemins panoramiques. Alors on doit emprunter, par exemple, le boulevard Alexandre-Taché, qui est très étroit pour tous. »
Mais, observe M. Varin, les relations entre les automobilistes et les cyclistes se sont améliorées depuis 10 ans, malgré les frictions toujours présentes, comme dans plusieurs villes d'Amérique du Nord.