Luc Beaudoin a officiellement accepté le poste de directeur du Service de police de la Ville de Gatineau.

Luc Beaudoin prend les commandes de la police de Gatineau

Luc Beaudoin est officiellement devenu directeur du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), vendredi.

Il remplace Mario Harel, qui a pris sa retraite le 1er septembre dernier.

Luc Beaudoin a exercé, de 2009 à 2013, les fonctions de directeur adjoint aux opérations policières. Il assurait l’intérim à la direction depuis le départ de M. Harel.

Le directeur Beaudoin a été nommé par le conseil municipal, en début de journée. Il a ensuite prêté serment devant des représentants du milieu judiciaire, et sa famille. Il a d’ailleurs souligné l’apport essentiel de sa conjointe, sans quoi il ne serait jamais parvenu à occuper le poste de numéro 1 du SPVG.

« Le cheminement de M. Beaudoin nous permet de conclure que le conseil prend une décision sage et éclairée », a déclaré le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Le directeur Beaudoin a rappelé que le travail du SPVG, de la centrale d’appels 911 aux agents de stationnements, en passant par les policiers sur le terrain, était « souvent difficile et critiqué », et que l’imputabilité signifiait aussi expliquer leur réalité, et accepter ces critiques publiques.

Répondant à certaines critiques — et à de récents déboires éthiques et criminels avec des agents et des hauts gradés — le directeur Beaudoin a répété qu’il leur demander toujours de « laver plus blanc que blanc », ajoutant qu’on « ne pouvait être plus sévère à leur endroit ».

Luc Beaudoin veut entreprendre son mandat en se rapprochant des communautés culturelles et améliorer les services communautaires en travaillant davantage sur le terrain. « Ça va commencer par nos relations avec les citoyens. Être présent ne signifie pas juste être là pour diffuser l’information, mais aussi être à l’écoute, connaître les besoins. »

Avant de partir à la retraite, Mario Harel avait lancé un appel général à la nécessaire de prendre en charge des personnes aux prises avec des troubles de santé mentale, par le système de santé. Il avait reproché au système de laisser trop de personnes instables dans la rue, ce qui a de répercussion sur le travail des policiers, aux prises avec des cas lourds et difficiles à gérer.

« La stratégie communautaire, dit Luc Beaudoin, ce n’est pas toujours à la police (d’en être responsable) sur le terrain. »