La Ville de Gatineau banalisent les risques liés aux piqûres d'abeilles, craint Luc Angers.

Luc Angers met la Ville en garde contre les abeilles

L'ancien conseiller municipal gatinois, Luc Angers, ne met jamais le nez dehors en saison chaude sans son EpiPen. La crainte des piqûres d'abeilles et de guêpes l'habite dans la mesure où sa vie pourrait en dépendre. En fait, il ne le sait pas vraiment. Sa dernière piqûre remonte à dix ou quinze ans. Ce qui est clair, c'est que comme de 1 % à 2 % de la population canadienne, il a un diagnostic qui le rend à risque d'anaphylaxie.
Pour certains, ce sont les arachides, d'autres les fruits de mer. Pour M. Angers, une simple piqûre d'abeille peut être susceptible de provoquer des réactions en chaîne dans son organisme, qui peuvent mettre sa vie en danger.  
Dans ce contexte, le virage vers l'agriculture urbaine que fait la Ville de Gatineau en permettant, notamment, l'installation de ruchers dans le secteur urbain, chez des citoyens dont la propriété respecte certains critères, n'est pas une nouvelle qui enchante particulièrement Luc Angers. 
« Je m'inquiète, lance-t-il. Je sais que nous ne sommes pas beaucoup dans la même condition, mais si on se met à faire de l'élevage d'abeilles dans les zones urbaines, c'est certain que pour moi, les risques sont accrus. Je trouve que jusqu'à maintenant, la Ville de Gatineau et la présidente de la commission Gatineau, ville en santé, Louise Boudrias, ont banalisé ce risque. Moi, je sais depuis 20 ans que je suis à risque d'anaphylexie, mais il y a des gens qui le sont et qui ne le savent pas. 
«La Ville devrait prendre des mesures de précaution comme demander l'avis des gens dans un certain périmètre près d'une éventuelle ruche. »
Gare aux guêpes
André Gaudreau est apiculteur depuis deux ans. C'est un de ses projets de retraite. Il a participé à l'élaboration du plan de la Ville en la matière et a collaboré au sein de l'organisme Apicentris, avec qui la municipalité souhaite coordonner son projet pilote qui se met en branle au printemps. 
« Ce n'est pas des abeilles dont ces gens doivent avoir peur, ce sont des guêpes, lance-t-il. Une abeille, ce n'est pas agressif. Ça fait son boulot. Tant qu'elle ne sent pas que sa reine est en danger où qu'on ne la provoque pas, elle ne vous attaquera pas. Ce n'est pas dans son intérêt. Elle a un dard et une fois qu'elle pique, elle meurt. »
Les guêpes, par contre, sont beaucoup plus agressives et peuvent piquer quatre ou cinq fois.
« Elles sont carnivores, elles vous voient et peuvent vous attaquer, dit-il. Les abeilles ne sont pas comme ça. Les cas de choc anaphylactique liés aux abeilles sont extrêmement rares. »