Rencontre importante vendredi à la Maison du citoyen entre des représentants du Bureau de l'ombudsman, de la direction générale et du cabinet du maire de Gatineau.

L'ombudsman rencontre le maire et la direction générale vendredi

Les révélations publiées dans l'édition du Droit de jeudi concernant les liens tendus entre des membres du Bureau de l'ombudsman de Gatineau (BOG) et l'administration municipale, ainsi que la possibilité que certains éléments de l'organisation tentent d'en faire un outil politique, provoquent bien des remous à l'intérieur des murs de l'hôtel de ville. Deux importantes rencontres doivent d'ailleurs avoir lieu, aujourd'hui et demain, afin d'éclaircir la situation.
Le Droit a appris que les commissaires du BOG ont été convoqués à une première réunion interne, jeudi, afin de faire le point sur la situation mise en lumière ainsi que pour déterminer une position commune à faire valoir le lendemain, lors d'une seconde rencontre, mais cette fois au cabinet du maire de Gatineau. 
Cette dernière réunion à huis clos qui doit avoir lieu à 10h dans les bureaux de Maxime Pedenaud-Jobin réunira des membres de l'équipe politique du maire, le président du conseil municipal, Daniel Champagne, ainsi que des représentants de la direction générale de la Ville et du Bureau de l'ombudsman. Selon nos informations, le maire et la directrice générale, Marie-Hélène Lajoie, jugeraient le plus récent rapport du BOG « inacceptable et irrecevable » dans sa formulation. 
« Le rapport est en processus de validation avec l'administration et le cabinet du maire comme nous le faisons chaque année, explique l'ombudsman, André Guay. Là, c'est vrai que c'est plus long et plus compliqué cette année. Il y avait de nouveaux commissaires et il y a certains éléments du rapport à améliorer. Le maire et la directrice générale sont d'avis qu'il y a des éléments du rapport qui laissent trop de portes ouvertes à toutes sortes d'interprétation. On tente de voir comment nous pouvons mieux exprimer certaines choses. »
M. Guay est aussi d'avis qu'après dix ans d'existence, le BOG est mûr pour entamer une réflexion interne sur son rôle et la façon de remplir son mandat de chien de garde des citoyens. « Je termine mon mandat et j'en ai déjà discuté avec le maire Pedneaud-Jobin. C'est le moment, je crois, de revoir le mandat, le rôle et le fonctionnement du BOG. Il faut voir ensemble si le Bureau va dans la bonne direction et si la façon dont il joue son rôle est toujours pertinente. »
L'ombudsman affirmait dans l'édition du Droit de jeudi qu'il y a des divergences d'opinions à ce sujet à l'intérieur même de l'organisme. « Certains ont une approche plus agressive et voudraient qu'on soit plus dans un mode de confrontation avec l'administration, alors que d'autres souhaitent qu'on ait une approche plus douce et plus collaborative », dit-il.