Maryline Caron occupera le poste d’ombudsman par intérim de la Ville de Gatineau.

L’Ombudsman quitte la Maison du citoyen

Le poste d’Ombudsman de Gatineau a été pourvu de manière intérimaire, mardi, par le conseil municipal. Les élus ont entériné la nomination de Maryline Caron. Cette dernière a occupé des postes similaires dans le réseau de la santé, notamment au Pavillon du Parc où elle a occupé le poste de commissaire à la qualité des services. L’intérim se poursuivra jusqu’au 26 décembre prochain. Le conseil doit s’entendre sur un nouveau modèle d’Ombudsman d’ici là.

Contrairement à son prédécesseur qui a quitté dans le tumulte avec l’ensemble des commissaires, le printemps dernier, Mme Caron sera payée. Son traitement salarial sera le même que l’ancienne secrétaire générale du BOG qui a aussi quitté l’organisation ce printemps.

Le président du conseil municipal, Daniel Champagne, a aussi confirmé que le Bureau de l’ombudsman de Gatineau (BOG) quittera ses locaux situés à la Maison du citoyen pour déménager dans le secteur Aylmer.

Cette annonce a vivement irrité la conseillère Louise Boudrias qui voit dans cette décision l’envoi d’un message contradictoire à la population.

« C’est le service le plus près des citoyens et on se permet de le sortir de la Maison du citoyen et l’envoyer à Aylmer, a-t-elle lancé. Je suis complètement contre ça. »

M. Champagne a précisé que cette décision était rendue nécessaire en raison du manque d’espace dans les bureaux de la Vérificatrice générale que les deux organisations devaient se partager. Il a ajouté que l’ancienne secrétaire générale du BOG, Hélène Chagnon, était en faveur de ce déménagement dans l’ouest de la ville.

Moins d’enquêtes
Mme Caron devra, au cours de l’intérim, faire seule le travail qu’accomplissait auparavant un ombudsman et huit commissaires bénévoles qui offraient tous plus de 15 heures de leur temps par semaine. M. Champagne ne croit pas que cela aura un impact sur le service aux citoyens, mais il laisse entendre que le BOG pourrait être moins rapide sur la gâchette pour enquêter au sein de l’administration.

« Si la personne qui occupe le poste fait son travail conformément au règlement, je ne pense pas qu’il y aura de délais supplémentaires [dans le traitement des plaintes], a-t-il dit. Il y a peut-être des demandes qui ne justifient pas ce genre de démarches, d’aller en enquête ou d’entrer dans les services. L’article 26 de notre réglementation est spécifique quant aux temps opportuns pour l’Ombudsman d’intervenir. Si elle s’en tient à ce règlement, il n’y aura pas de problème. »

Pas un représentant du citoyen
Mme Caron a précisé qu’un important volume de plainte ne lui fait pas peur. Elle a toutefois ajouté que ce n’est pas toutes les plaintes qui doivent se terminer en enquête. « Une enquête exige plus de temps que la médiation dans la résolution des problèmes, a-t-elle indiqué. L’ombudsman n’est pas guidé par le conseil dans l’analyse des situations qui lui sont soumises. L’ombudsman n’est pas le représentant des plaignants ni celui de l’administration. Il est neutre et doit émettre des recommandations permettant à l’administration de s’améliorer. »