Le coordonnateur de Logemen’occupe, François Roy

L’Office d’habitation se comporte en «roi et maître», accuse François Roy

Le coordonnateur de Logemen’occupe, François Roy, accuse le directeur général de l’Office d’habitation de l’Outaouais (OHO), Mario Courchesne, de se comporter en « roi et maître » du logement dans la région et de constamment naviguer à contre-courant des différents partenaires impliqués dans la cause.

« Je comprends mal sa sortie, mais ce qu’il affirme publiquement aujourd’hui, il le répète en sourdine depuis des années, affirme M. Roy. Il travaille en silo, jamais en partenariat. Il tente de contrôler la situation. De refuser d’attribuer des subventions d’urgence du Programme de supplément au loyer (PSL) comme il reconnaît maintenant le faire est grave. La Coalition urgence logement a été convoquée, vendredi, afin de faire le point sur les propos du directeur de l’OHO. »

Au cours d’une entrevue avec Le Droit, publiée ce mercredi, M. Courchesne a reproché à des organismes en habitation et coopératives de refuser de combler des logements subventionnés parce que la clientèle de locataire dans le besoin ne leur convient pas.

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M. Roy reconnaît que certains organismes et coopératives peuvent parfois avoir des logements subventionnés vacants, mais il rappelle qu’il s’agit d’entités autonomes qui ont des critères de sélection, contrairement aux logements offerts par l’OHO. « Mais de là à accuser ces organismes d’être responsables de la crise du logement que nous vivons, c’est complètement gratuit de sa part », estime M. Roy.

Quant à la critique que le directeur général de l’OHO fait de la Ville de Gatineau qui, selon lui, n’a pas suffisamment financé la construction de logement abordables au cours des dernières années, M. Roy affirme la partager en partie. « C’est vrai qu’on a une administration Pedneaud-Jobin qui dit être favorable au logement social et en ce sens elle aurait pu faire un effort financier supplémentaire pour assurer une plus grande livraison des projets de logements abordables sur son territoire, note M. Roy. Mais il faut aussi dire que le logement social c’est d’abord une responsabilité provinciale et fédérale. Le plus grand responsable de la crise du logement que nous vivons actuellement ce n’est pas Gatineau, c’est le gouvernement fédéral qui s’est complètement désengagé de ce domaine. »