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Le changement de vocation de l’ancien monastère des Servantes de Jésus-Marie, sur la rue Laurier, dans le secteur Hull, est enclenché.
Le changement de vocation de l’ancien monastère des Servantes de Jésus-Marie, sur la rue Laurier, dans le secteur Hull, est enclenché.

L’Institut canadien de conservation déménagerait dans l’ancien monastère des Servantes de Jésus-Marie

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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Le changement de vocation de l’ancien monastère des Servantes de Jésus-Marie, sur la rue Laurier, dans le secteur Hull, est enclenché. Le Droit a appris que la Commission de la capitale nationale (CCN) est en discussion sur les termes d’un bail à long terme avec Service public et approvisionnement Canada pour y accueillir un premier locataire, l’Institut canadien de conservation (ICC).

Près de 60 employés de l’ICC occupent actuellement des bureaux dans un édifice du chemin Innes, à Ottawa. Officiellement, la CCN affirme qu’aucune négociation formelle n’a encore été entamée pour un bail de location, mais des employés de l’ICC ont récemment été avisés du déménagement prochain dans les locaux de l’ancien monastère de la rue Laurier. La date du déménagement n’a pas été déterminée. 

Selon nos informations, plus d’un locataire seraient appelés à s’installer dans l’édifice centenaire acheté en 2016 par la CCN au coût de 7,8 millions $. Les Servantes de Jésus-Marie ont quitté leur vieille demeure en juin dernier, après l’avoir occupée pendant plus de 118 ans. 

«Si des négociations formelles débutent, elles seront confidentielles car nous ne voulons pas compromettre la conclusion d’éventuelles ententes, a précisé la porte-parole de la CCN, Valérie Dufour. Cela dit, il n’y a présentement pas d’entente entre les parties et aucun bail n’a été signé.»

L’Institut canadien de conservation a été créé en 1972. Il regroupe des spécialistes de la conservation et du traitement d’objets patrimoniaux et historiques. Il agit en soutien aux quelque 3000 établissements qui conservent, documentent et exposent des objets liés à la mémoire culturelle du Canada en approfondissant la connaissance dans le domaine par la recherche, le développement et la formation sur les différentes techniques de conservation. Il établit les directives et pratiques en vigueur au pays en matière de conservation qui sont mises en application par les professionnels en patrimoine et les musées. 


« On ne pouvait pas demander mieux pour un tel immeuble patrimonial que d’accueillir un organisme solide lié à la conservation et au patrimoine »
Michel Prévost

«On ne pouvait demander mieux»

Le président de la Société d’histoire de l’Outaouais (SHO), Michel Prévost, se réjouit de l’arrivée éventuelle de ce nouveau locataire dans l’ancien monastère. «On ne pouvait pas demander mieux pour un tel immeuble patrimonial que d’accueillir un organisme solide lié à la conservation et au patrimoine, dit-il. La bonne nouvelle c’est aussi que le bâtiment ne restera pas vacant trop longtemps parce que c’est toujours ça le risque avec les immeubles patrimoniaux. Quand ils sont vides trop longtemps, ça augmente le risque de vandalisme et d’incendie.»

M. Prévost s’attend à ce que certains aménagements soient nécessaires à l’intérieur de l’ancien monastère pour loger les employés et les laboratoires de l’ICC. «Ça ne m’inquiète pas, dit-il. L’immeuble comprend déjà de grands espaces pour les laboratoires et je verrais bien mal qu’on saccage un immeuble patrimonial pour y loger un organisme qui oeuvre à la conservation et la protection du patrimoine.»

L’arrivée prochaine de l’ICC viendrait aussi ajouter une corde à l’arc de Gatineau qui développe de plus en plus un créneau en lien avec la conservation. M. Prévost note au passage la construction du deuxième immeuble de Bibliothèque et Archives Canada, ainsi que la construction de l’entrepôt à la fine pointe de la technologie qui conservera des milliers d’artefacts d’importance nationale. Le Musée canadien de la nature a aussi ses entrepôts à Gatineau, sur le chemin Pink.